Combattre la biométrie
Appel à soutien
par Collectif
anti-biométrie
Combattre la biométrie
Appel à soutien
En 2004, les industriels de micro-électronique (Gixel) publiaient leur Livre Bleu conseillant
au gouvernement de faire accepter la biométrie par le conditionnement des plus jeunes, et prescrivaient une « éducation dès l’école maternelle » pour les technologies susceptibles
d’être mal accueillies et de susciter des résistances populaires.
Dès 2005 cette propagande se matérialise avec l’installation progressive de bornes
biométriques dans les établissement scolaires pour gérer l’accès des élèves à la cantine, comme dans une école maternelle à Angers ou au lycée de Gif-sur-Yvette, dans l’Essone (91), parmi tant
d’autres.
Le 17 novembre 2005, une vingtaine de clowns sont allés dans ce lycée de la Vallée de
Chevreuse pour y détruire les bornes biométriques et inviter les élèves du lycée à se poser quelques questions sur ces nouvelles machines. Trois d’entre eux ont été arrêtés, puis jugés le 20
janvier 2006, pour « intrusion dans un établissement scolaire et dégradation de biens privés à usage public en réunion ». Ce jour-là, les inculpés ont tenté d’expliquer leurs
motivations, soutenus par de nombreuses personnes venues témoigner et manifester, par leur présence, leur hostilité à ces dispositifs. Mais ni les inculpés, ni les témoins [...]
L'école, l'éducation, l'enseignement de manière générale manque de moyens... Et certainement s'agit-il d'un manoeuvre de précarisation des précaires, certainement s'agit-il de renforcer les
mecanismes de selection qu'opere discretement l'ecole lorsque le gouvernement prevoit de réduire encore ces moyens... Pour autant, il serait plus que regretable que les lyéens et jeunes ou
professionnel en général qui lutte pour une meilleur école ne réduisent leurs revandications qu'aux maintient de ces moyens, ou même à leurs augmentation. En ce sens notre ministre Darcos à
raison: il ne suffit pas d'augmenter les moyens pour faire veritablement une meilleure école ou un meilleur enseignement; c'est à dire qui ouvre sur le monde et pousse à s'interroger, à
reflechir, et non pas en permanence à être en competition pour l'absorbtion d'un savoir dont l'utilité n'est plus interroger...
Tout cela pour introduire cette vidéo des archive de l'INA, ou entre autre edagar Morin intervient sur le sujet, en 94, alors que l'école était de nouveau en crise...
-VOIR LA VIDEO-.
http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAC94013833
L’amour propre… Un certain orgueil est nécessaire à un bonne santé, à la vigueur, à l’individuation, à la vie… Cet orgueil ou reconnaissance de soi comme digne d’être me semble aussi favorable à
une existence riche et singulière que l’amour porté envers d’autres hommes. Pourquoi ? Car je ne crois pas à cette dévaluation humble de soi, car je ne pense pas que l’on puisse affirmer son
plaisir de vivre ni non plus se construire en rejetant ce que nous sommes. Cet amour propre, ce respect de soi poussé jusqu'à l’affection tendre de se sentir vivant n’est-il pas l’ingrédient
indispensable d’une progression de l’individu vers sa liberté ; et par suite, de la collectivité avec qui il pourra lié librement des liens ? L’humilité comme valeur en soi est une armes
despotique qui su faire ses preuve : la révolte est un acte d’amour de soi ! L’insoumission est un acte d’amour de l’homme ! L’insurrection est un espoir en l’avenir, et surtout, un amour du
présent, un ardent désir de pouvoir aimer dignement sa vie, une volonté irrépressible de pouvoir jouir de son activité humaine !!
Le pire n’est pas vraiment que l’on nous manque de respect, que l’on nous exploite et l’on tente sans cesse de nous manipuler ; le pire ne consiste pas dans la violence Etatique croissante
des Démocratie sécuritaire, mais réside dans le manque de respect envers nous même lorsque nous nous résignons a vivre à moitié mort, lorsque nous nous plions aux règles de [...]
Nos piètres personnages s’entortillent autour de nos consciences… Les roles que l’on se force à jouer nous rendent impersonnels à nous
même : nous ne nous reconnaissont plus ; a dire juste, nous ne nous sommes jamais connu ni reconnu, mais nous nous sommes simplement identifier aux modèles que l’on nous poussait à
imiter, modèles forgées par les différents sommets des différentes hierarchies complices, à l’image de bêtes si bien domestiqués qu’on les croiraient machines à les voir vivre, mieux : on
croiraient que ces bêtes humaines prennent un certain plaisir à obeir, ressentent comme un repos ou un confort dans la soumission, l’irresponsabilité, l’infantillisme… Est-ce possible ?
Comment est-ce possible ? Sont-ce par ces signes de satisfactions dans l’avilissement et le rapetissement de soi que l’on doit aquerir la certitude d’un parcours manqué,
d’une méconnaissance fondementale de soi, d’une « alienation normale », je veux dire : qui n’a jamais connu de resistance…
Mais est-il possible de détourner l’élan de la conscience humaine ? Est-ce possible d’interrompre ou d’alienner la pulsion naturelle de l’homme à
créer des liens subjectifs, singuliers et perpetuellement nouveau avec les autres, avec le monde en générale et avec soi ?
Peut-on y parvenir à force de superstitions et d’arrieres monde ? A force de mœurs, de [...]
La chine, ce beau pays ou l’on emprisonne, torture, assassine au nom d’un pouvoir arbitraire, au nom de ce que les puissants nomment partout dans le monde la
paix sociale, l’ordre publique… Bien sur, comme partout dans le monde, la violence et le mensonge officiel n’ont en réalité qu’un seul but, le même depuis l’aube de l’humanité, depuis la toute
première tyrannie primitive : celui de maintenir et renforcer leur pouvoir et leurs privilèges, je veux dire notre soumission zélé et notre misère déguisée…
Bien sur, la Chine n’est pas un pays comme tous les autres. Certes, il ne s’agit pas de l’unique dictature tyrannisant ses esclaves, leurs interdisant la
rébellion, jusqu'à proscrire tout esprit critique – a vrai dire il s’agit là encore d’un paradigme commun a l’idéologie occidentale néolibéralisme – mais il s’agit de la plus grande dictature du
monde, la plus officielle et la plus médiatique, la plus riche et la plus influente, il s’agit de la dictature la plus pleine d’avenir... Allons plus loin : la Chine est en passe de devenir
le plus puissant pays du monde ; c’est le pays dont les importations et exportations sont si importantes qu’il est le principal facteur de l’évolution des prix du
marché ; c’est le pays qui soutient la dette monstrueuse des Etats-Unis, autrement dit, qui tient par les couille l’économie de la première puissance mondiale…
Et bien sur, à cela s’ajoute l’oppression a [...]
A l’adaptation au monde du travail correspond l’adaptation non seulement aux règles cyniques de la compétition mais aussi aux modes d’évasions, de loisirs et de repos de la
société marchande. Du moins, nous nous adaptons à la société de consommation et à ses idéaux en partie parce que nous tentons déjà de nous adapter à nos conditions de travail dans une société
productiviste ; mais il est aussi vrai que nous nous adaptons à notre travail parce que nous acquiessons déjà la recherche d’un bonheur fondé sur l’apparence - donc l’arrogance – et sur la
frénésie d’acquisition futile ou de consommations gourmandes – donc le caprice…
Et la publicité nous promet récompense, de même que nos gouvernements populaires… Et la publicité nous promet joie, sexe, sérénité, jeunesse, profits et plaisirs… Nous
déchantons : soit que nous n’avons pas les moyens de réaliser ces fantasmes capricieux et inconsciemment assassins, soit que nous pouvons y succomber et s’apercevoir presque aussitôt de la
persistance de notre insatisfaction, de notre vide, de notre désir insatiable d’exister. Ce désir peut s’étouffer jusqu'à perdre le chemin de la conscience, mais il ne pourra jamais être comblé
de distractions et d’apparats non seulement éphémères mais surtout artificiels, construits, standardisés et déshumanisés par les objectifs rationnels de rentabilisations.
L’adaptation au rôle conditionné auquel nous à préparé la plus grande partie de notre environnement humain – et conséquemment mental – est donc adaptation à l’ennui,
c'est-à-dire acceptation de notre inutilité, de notre inter-changeabilité, de la négation totale de notre valeur propre, et par suite de notre dignité individuelle… Mais c’est aussi tenter
d’acquérir une valeur au sein du système de notre organisation criminelle, s’adapter c’est convenir des règles abjectes de nos hiérarchisations ubuesques : c’est accepter l’exclusion et la misère
la plus insoutenable tout autant que la débauche de luxe la plus vaniteuse et puérile. S’adapter c’est donc préserver plus ou moins secrètement l’espoir de parvenir à faire partir des forts, des
dominants. C’est non seulement consentir à l’idéologie ségrégaire et malthusienne de notre modernité, mais c’est aussi avoir la prétention ou la conscience de pouvoir profiter de ce système, de
pouvoir jouir grâce à la souffrance de la plus ou moins grande majorité. Prétention stupide lorsque l’on fait partie de ceux que l’on délaisse et exhorte à plus d’efforts ; conscience
psychopathe, pédante, infantile et maladivement égoïste lorsque l’on fait partie de ceux à qui l’on à toujours promis le succès, le confort, voire la gloire la fortune et le pouvoir qui en
dépend…
La jeunesse s’insurge pour défendre les dernières ruines du service public d’éducation… La jeunesse se soulève pour défendre ses professeurs… Beau paradoxe ?
Non : ces lycéens qui réclament l’abandon des suppressions de postes d’enseignants à la rentrée rentrent en lutte, de façon consciente ou non, contre la libéralisation du Marché des savoirs,
ce qui passe nécessairement par la détérioration progressive et aujourd’hui de plus en plus brutale de l’école public. Car aujourd’hui le gouvernement souhaite réaliser quelques économies au
détriment des lycéens, mais aussi des enseignants qui devront continuer à faire cours à des classes de plus en plus surchargées, et donc ingérables de manière conviviale et
apte à la transmission des savoirs et intérêts… Mais nous le savons bien, il n’y a pas que les lycées qui sont concerné : les universités, récemment touché par ces réformes visant à faire de
l’Europe un des pôles de la « compétition » mondiale du « marché de la connaissance » par le biais du privatisation du financement et de l’organisation des facultés, sont
aussi directement concerné par ces suppressions de postes, une bonne partie des étudiants visant le métiers d’enseignants… Les facs vont-elles commencer à se bouger ? Ou les étudiants se
sont ils épuisés dans leur lutte inefficace contre la Lru ? A moins qu’ils ne soient résignés, ou qu’ils estiment que ce n’est pas le [...]
La mécanisation de notre société est la tentative de nos auto-proclamés élites de rationaliser l’organisation sociale, ce qui implique le plus souvent le désir à peine
dissimulé de réguler et de contrôler les comportements voire les pensées des individus – chose plus aisé lorsqu’on les agglutine en masses elles-mêmes agglutinées. Cette mécanisation est donc
aussi mécanisation de nos activités, et donc certainement de nos pensées. Or cette machinisation de l’homme, que le premier enfant venu rejettera de toute sa force si la faim ne l’accable pas lui
et sa famille, est aussi le principal facteur de notre ennui, c'est-à-dire de notre désespoir, de notre désoeuvrement et de notre lassitude. La réduction forcée de notre vitalité à la répétition
d’un geste ou d’un calcul insensé pour nous qui le réalisons, et uniquement intéressé par la promesse d’une subsistance, d’un confort modeste ou d’un luxe facétieux, conduit tous les maillons de
la grande chaîne à se penser comme telle, ce qui signifie ne plus se penser, ne plus se considérer comme individu libre et sociable, capable d’action et donc de révolte.
L’adaptation à nos conditions de vie est une névrose, certes communément partagée, mais néanmoins une névrose, une maladie mentale résultant comme la très grande majorité des
dites maladies mentales non innées, de l’environnement social proche et général. En quelque sorte, une pandémie. Contagieuse, si [...]
Les gens beaux se regardent souvent dans un miroir, s’observant, ils sculptent les réflexes de leurs mimiques avantageuses… Les gens intelligents réfléchissent
comme pour se faire réfléchir leurs intelligences, comme pour se l’a voir miroité quelque part face à soi. Les croyants, lorsqu’ils s’auscultent ou se réfléchissent, ils
observent leur croyance, croient tout d’abord en elle et de là la font croître. Les flatteurs, biens sur, cherchent par leur médiocrité quelques réciprocités, quelques reflets
de leur propre médiocrité, quelques signes hypocrites valorisant leurs existences, aussi vides que leurs compliments. Les curieux en général sont peu souvent curieux des
autres : ils préfèrent les assommer de leurs lubies, scrutant chez l’autre la manifestation de ses propres intérêts, voyant chez l’autre un moyen de refléter ses
curiosités. Les pédants, ah les orgueilleux pédant, qui ne l’ouvrent que pour la faire fermer, qui n’interviennent que pour interrompre, qui ne calculent qu’afin d’humilier ou
de dominer, qui ne vivent que par une sorte de plaisir sadique, une fatuité qui se repose sur le mépris de l’autre et la méprise sur soi : ils contemplent dans le reflet de leurs misères
l’illusion de leurs grandeurs…Les artistes … Les artistes projettent par gestes et visions les flux, courants, vents et tonnerres qui débordent le potentiel de communication actuel.
[...]
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Reflexions critiques sur notre modernité décadente, ou l'humanité se réduit de jour en jour à une chose se mouvant au grés du chaos économiques du Marché Libre.
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