La hierarchie et la compétition forment une mécanique motrice influencant et effectuant le règne de l'individualisme égocentrique, et celui-ci renforce à son tour les modalités de la hierarchie et la férocité de la compétition. Ces modalités sont, premierement, la valorisation du travail et de l'effort, l'idéologisation du progrès techno-industriel qui découlerait de la stimulation provoquée par la concurrence, et la gestion psychologique et pratique des inégalités produites et des conflits qui en résultent. D'autres part, à plus grande échelle: la concentration des entreprises et des secteurs, la disparition des frontières économiques et des législations nationnales du travail au profit de traités internationnaux, et via la précarisation des contrats d'embauches... La logique individualiste, ici l'égocentrisme, qui est favorisée par une telle organisation conduit à la valorisation de la consommation et de l'apparance, et, ce qui est lié, à l'idéologisation de la réussite personnelle. La compétition et la hierarchie produisent la masse des travailleurs souhaitant consommer; l'individualisme égocentrique anime la masse des consommateurs réclamant travail. Et ces deux masses n'en sont qu'une, en terme d'individus mais aussi de dynamique.[…]
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Identité et consommation ne se confondent pas simplement dans la recherche d'apparats et le styles vestimentaires; l'alimentation, les loisirs, la décoration d'interieur, mais aussi la culture, sont des marchandises que l'on consomme en fonction de ce que l'on souhaite montrer de soi, de l'apparance-identité que nous désirons affirmer et refleter. Cette identité changeante, que nous actualisons sans cesse, se construit le plus souvent à partir de modèles de bien-être et de réussite vehiculés sous leurs diverses formes par la publicité et l'industrie du spectacle. Les différentes identités, les groupes, les tendances et les styles, s'expriment et se forment donc par un reseaux de mimétismes variés, pouvant s'accomplir par la consommation de quelques marchandises, pour peu que l'on en ai les moyens. Alors la classification, le cloisonnement des individus s'effectuent par le regard et l'attitude de tous. Alors, le "regard de tous" se substitue à notre porpre vision, et le monde, l'humain et notre être ne sont perçu qu'au travers du voile de notre spectacuaire compétition.       1. Individualisme et compétition...2. Marchandisation du réel et consumérisme.   3. morale et raison: peut on penser une vertue de l'egoisme ? 4. Rationnalité économique et cruauté[…]
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 La mode, définie par son mouvement et considéré dans sa pluralité, reflète et alimente l'instabilité identitaire des individus et des groupes. La recherche de soi et de son style deviennent fins en soi: ne pas se figer, ni se fixer, ne jamais se conformer ni s'enfermer dans une apparance trop étroite: surprendre pour exister, attirer le regard ..! Les normes de la beauté et de la laideur ont-elles été plus puissantes qu'aujourd'hui ? La mode et ses modèles remodèlent notre vision du corps et par conséquent notre corps lui même, notre rapport à lui et à celui des autres. Cette normalité physico-esthétique émerge surement de la mode et des stars, elle permet aussi l'ouverture de marchés collossaux: celui des femmes et hommes qui veulent maigrir (aliments, diététiciens et régimes, revues, fitness...), celui du traitement des anoréxiques et boulémiques (médicaments, specialistes), celui de ceux qui veulent rester jeunes voire rajeunir, celui des dépressifs qui ne supportent plus le poid social et donc psychologique de leurs apparances... Et puisque pour vendre il faut faire de la pub, la diffusion massive de l'idéal de minceur et de jeunesse se fait constament et sur tout les supports qu'ont réccupérés les publicitaires. Ainsi, les modes-normes ne se[…]
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Libéralisme porte en lui le mot liberté. Cette liberté consiste à pouvoir jouir de ses biens, à pouvoir entrependre et disposer de sa richesse ou de sa pauvreté, et ainsi à pouvoir contractualiser l'échange d'un salaire contre une activité... Cette liberté consiste aussi à pouvoir exploiter les ressources dites naturelles, et à la possibilité de vendre tout ce que l'on souhaite ou presque: objets, savoirs et services... Cette liberté consiste encore à une liberté de croyance, d'opinion, d'expression. Ces dernieres subissent néanmoins la pression constante de la norme et de la normalité, qui, loin d'avoir disparue par la dispersion des gouts et des choix personnels, s'est simplement élargie. Elle ne retient plus les mêmes critères et est devenue en quelque sorte plus tolérante, elle admet une diversité. Mieux, la nouvelle norme et normalité s'alimente de cette diversité et pluralité de styles – il y en aura pour tous les gouts et pour toutes les bourses ! La nouvelle masse des individus est une masse en tant qu'elle aspire d'un même élan à s'enrichir et à dominer. Chacun souhaite réussir dans la compétition, chacun à sa manière, pour des motifs personnels qui tous entrent dans le cadre de l'accroissement de son pouvoir d'achat, de son[…]
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1. Individualisme et compétition...     Que devient la vie, l'existence humaine - individuelle et collective - lorsque  la sphère sociale tend à se réduire à un espace de compétition, lorsque autrui prend la forme quasi-exclusive du concurrent ? L'individualisme qui anime et modèle les consciences et volontés  ... 2. Marchandisation du réel et consumérisme. . Nous envisageons et bâtissons au travers de la représentation d'un progrès irréversible et positif, l'évolution de la  société, des rapports organisationnels inter-humain, par une réduction à l'organisation économique de l'échange. La société que ...    3. morale et raison: peut on penser une vertue de l'egoisme ? . La morale s'est muté en raison, la raison est devenue égoïste, la rationalité égocentré. La raison s'est muté en intelligence, jusqu'à se confondre avec la ruse. Peut-on penser une vertu de l'égoïsme ? Peut-être, si l'on suppose que tout être comprend que ses intérêts ... 4. Rationnalité économique et cruauté structurelle. . La « réussite personnelle » correspond dans nos sociétés à quelque chose de relativement simple, il s'agit de bien[…]
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. Qu'est-ce que le mérite, lorsque notre couleur de peau, notre nom, notre age, notre sexe ou notre sexualité, notre religion ou nos opinions, sont des critères manifestes de réussite socio-professionnelle ? La compétition sensé légitimer les inégalités d'accès à la vie n'offre finalement qu'à très peu d'acharnés la possibilité de sortir du destin que pose leur milieu d'origine. Faire valoir notre société comme une société de l'égalité, du mérite et de la juste compétition, c'est nier outrageusement la réalité et l'ampleur des discriminations qui organisent et ordonnent nos socio-économies.Une stricte égalité des chances serait-elle ainsi la condition d'une socio-économie juste et équitable ? La critique de la méritocratie et de la société de compétition à laquelle nous sommes parvenus pour l'instant est celle-ci: la compétition est factuelle en tant que chacun se pense en concurrence, elle est factice en ce qu'elle affirme repecter les mêmes regles pour tous. Que tous croient aux bienfaits et à l'équité des regles du grand Jeu, c'est une des conditions au developpement optimum de la société marchande, productiviste, spectaculaire, laborieuse, inégalitaire et hierarchique,[…]
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 Les femmes ont-elles une ame ? Un cerveau ? Les femmes peuvent-elles avoir des responsabilités en dehors du foyer ? Leur travail a-t-il la même valeur que celui des hommes ? Si l'on en juge par les faits, non, la femme n'est pas l'égale de l'homme: elle est payé moins, exploiter plus, et n'a pas ou très peu accès aux pouvoirs économiques ou politiques. Et cela partout dans le monde. En deça des discours, y compris de celles, les rares ayant réussi à se faufiler, qui décorent notre démocratie des idéaux chantés, en deça des apparats, des promesses et des legislations inapliqués, notre société est éminament sexiste.L'émancipation des femmes à permis de revandiquer le droit au travail – belle victoire... A quand, de nouveau, celle des enfants ? Si cela avait pour objectif de libérer la femme de sa dépendance à son époux, sa raison d'être fut surtout que le revenu de celui-ci ne suffisait plus pour toute la famille. L'exploitation des femmes put commencer, et puisque c'était déja beaucoup de leurs accorder de trimer à l'usine ou au bureau en plus de trimer à domicile, on allait pas leurs donner non plus la même reconnaissance qu'aux hommes quant à leurs efficacités, et conséquement leurs salaires !..     1.[…]
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 Si nous vivons dans une société raciste ce n'est pas parce que Le Pen accède au second tour d'un scrutin présidentiel,  ni que le président du dernier quinquennat ai parlé du bruit et de l'odeurs des étrangers, ce n'est pas non plus parce-que les discours du candidat actuel de la Droite traite les problèmes d'immigration avec un cynisme criminel; tout cela n'est que l'écume politico-démocratique d'une situation bien plus factuelle. Si notre société est raciste, c'est par les critères manifestement raciste d'accès à l'emploi, aux logements, aux loisirs, aux responsabilités politiques, et à de nombreux autres milieux... C'est aussi au travers d'un traitement policier raciste, d'une justice discriminante, d'une citoyenneté échelonné. Notre société se structure, s'effectue, se développe de manière xénophobe: les guethos de France s'appelle dans notre jargon « banlieues », ou plus largement quartiers populaires... C'est le lieu des exclus, s'ils sont pragmatiques, ils se tourneront vers la délinquance. S'intégrer signifie alors prendre racine dans la misère de façon passive et pourtant s'acharner à trouver un exploitant, bien que sachant que le tiers voire la moitié de leurs jeunes voisins seront au chômage – les plus[…]
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. L'école n'est plus un « ascenseur social », mais ils n'y peuvent plus rien. C'est que « les élèves sont trop nombreux, l'éducation trop coûteuse, les professeurs incapables de faire face à l'indiscipline des élèves aux parents démissionnaires...». École de la république ? De l'égalité des chances ? L'analyse de Bourdieu aura-t-elle un jour un effet ? La rendra-t-on un jour au passé ?Le collège unique aurait prouvé sont inefficacité, et par ailleurs certain secteurs de notre sacro-sainte économie (Bâtiment, restauration et hôtellerie...) n'ont pas assez de « main-d'oeuvre » à leurs services. « Ils faudrait donc permettre une orientation précoces vers des formations professionnalisations des élèves en situation d'échec dans le cursus scolaire normal, afin de satisfaire le marché du travail et d'offrir à ces jeunes un moyen de s'en sortir, toute autre issue paraissant irréaliste...». L'école devient le lieu de la sélection: les critères de réussite et de notation ne se départissent pas des valeurs culturelles et savoirs « bourgeois »; l'exigence envers l'élève opère naturellement la sélection, il suffit de demander[…]
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 Affirmer et organiser une société qui prétend valoriser le mérite, l'effort et le travail, c'est aussi, nous l'avons dit, imaginer acquise l'égalité des chances à la naissance. Si tel était le cas, alors la reproduction des classes-castes et des inégalités qui perdure encore aujourd'hui soit ne devrait pas être, soit doit être comprise comme naturelle – la bourgeoisie engendrerait une progéniture plus noble, plus adapté et plus efficace à tenir de hautes fonctions, donc plus méritante à être riche, au delà de tous besoins raisonnables ; les pauvres ayant inscrit dans leurs gènes leurs incapacités à  n'être utiles autrement qu'avec leurs bras et leur sueur, qui toujours rapportent peu... Ainsi, penser que notre société est ou devrait être celle du mérite alors que s'observe d'une part une faible mixité sociale, d'autre part une forte reproduction générationnelle des classes sociales et des inégalités qui y sont liées, c'est avoir une conception malthusienne de l'ordre social, c'est postuler la sélection naturelle au travers d'un tortueux darwinisme social qui finalement, aurait lui aussi une composante génétique: si notre société est celle du mérite et que l'on hérite pourtant des[…]
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