Si donc la liberté (et par la meme la democratie) doit etre admise superieure au droit de propriété - sans pour autant qu'il soit question de le nier entierment - le droit a la vie doit lui aussi evidement le dominer et être considéré comme prioritaire. Pourquoi et dans quel mesure le droit de propriété peut se transformer en une entrave inadmissible au droit a la vie ? Tout d'abord, le plus borné des esprits peut comprendre que la santé et donc le droit aux soins est directement inclus dans le droit a la vie. Or, encore une fois, ce ne doit pas etre l'interet economique qui dirige cette mission, mais bien l'intention de garantir a tous le droit de vivre, selon le principe d'egalité devant les droits naturels. La santé doit donc etre accessible a tous, meme aux plus demunis, ce qui signifie que la société doit imposer ceux qui en ont les moyens pour permettre a tous d'obtenir les memes soins. Contrairement au propos paradoxaux de la these liberaliste, l'impot ne constitue pas un vol de l'Etat, mais bien l'accomplissement de son role en tant que garant d'un des droits les plus fondementaux: celui de vivre. Nous pouvons d'ailleur reflechir sous l'eclairage des derives qu'empreinte l'industrie pharmaceutique. L'orientation de leurs productions et de leurs recherches uniquement en vue du profit et de rentabilité a court terme n'est pas conforme aux responsabilités[…]
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Cette vision d'un Etat aux pouvoirs trop importants - sur l'economie, "les marchés" de la santé et de l'education, sur les conditions du travails - et qui doit se contenter de la violence legitime et au maintient de l'ordre, semble donc aussi soutenir que la democratie est incapable de parvenir a se doter d'elus representatifs du peuple. Craindre le pouvoir de l'Etat, c'est en effet soit affirmer que l'Etat ne represente pas la souveraineté populaire, ou bien c'est craindre le choix democratique. Par ailleur on pourrait noter que le libéralisme considère la majorité comme insuffisante pour contraindre la minorité, et au nom de la liberté, la minorité doit pouvoir agir comme elle l'entend pour peu qu'elle respecte la liberté la vie et la propriété d'autrui. Cette vision me parait une bonne intention, et peut etre la base d'une société laique et pluraliste. Pourtant, l'impossibilité de gérer une politique économique et sociale, c'est reprendre a la democratie presque toute sa raison d'être, c'est retirer au peuple la souveraineté pour laisser les elites (financieres) agir librement. La politique se retrouve reduit aux mouvements et a la volonté du Marché, comme si c'était la l'expression la plus sure et la plus fiable de l'ensemble volontés individuelles. Cependant, cet elan insassiable vers l'ouverture de tous les marchés a la concurrence du secteur privé, pour surement ensuite aboutir a la suppression des services publiques, s'il enthousiaste[…]
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Dans l'état actuel des choses, l'information concernant l'impacte du cannabis sur la santé reste flou, confuse, et semble dans la plupart des cas empreint d'idéologie. Les informations contradictoires diffusés par les médias, les rumeurs, les consommateurs, les médecins ou les politiques rend évident le manque d'objectivité des propos exprimés. La loi de 1970 a sûrement sa part de responsabilité dans cette situation, mais l'objectivité théorique de la science rend relativement impossible de juger ses conclusions comme apologistes. Le débat concernant l'acte morale de fumer cherche a se conforter dans la science, et les différents partis semblent se borner au faits qui les arranges, ignorant les hypothèses contraires, ou les explications et analyses contradictoires. Il en résulte que de façon générale, il est facile au fumeur de se conforter dans son geste, et il a même tendance a sous estimer les méfaits de sa consommation; et a l'inverse les non fumeurs qui ont une appréhension idéologique vis a vis de cette drogue ont tendance a amplifier et stigmatiser les risques encourues. Il est pourtant nécessaire pour les consommateurs, les intéresse et les réfractaires de disposer d'informations non amputés, présentés de façon objective selon un point de vue strictement sanitaire, afin de pouvoir se faire une opinion. Or aujourd'hui il est possible d'entendre se que l'on souhaite entendre. Des anecdotes tragiques hantent les imaginaires, les statistique affole l'opinion sur un[…]
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Depuis plusieurs années, Médecins du Monde, association précurseur en France comme à l'étranger dans la promotion de la réduction des risques, pose la dépénalisation de l'usage de toutes les drogues comme un préalable nécessaire pour une politique globale et cohérente de santé publique dans ce domaine. Récement (document publier en 09/2002), les pouvoir publics francais ont fait appel a des experts dont les rapports adoptent des positions cohérentes, fondées sur des données verifiées et proposent des avancés significatives. Pourtant, le discours politique, la pratique sociale et la loi n'évolue pas et c'est toujours par la répression que se traite la question des drogues en France. Il convient aujourd'hui d'analyser lucidement les argumentaires, les evolutions des pratiques, les données de santé publique, les legislations des pays voisins et d'ouvrir le débat sur la dépénalisation. " Médecin du Monde, sept 2002
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Certains pronnent la prohibition du cannabis parcequ'ils considèrent que fumer de la ganja rend plus con, favorise l'inaction, detruit nos neuronnes, ralentit nos reflexes... Le cannabis detruirait le cerveau, et qu'importe les conclusions contraires de toutes les études menés sur le sujet; qu'importe qu'aujourd'hui une tres grande part des consommateurs relativement reguliers se situent dans les catégories sociaux-proffessionnelles dites moyennes et superieures; qu'importe les noms d'artistes, d'ecrivains, de penseurs, qui ulisaient le cannabis lors de leurs activités, aujourd'hui et auparavant; qu'importe que des substances similaires aux produits actifs du cannabis soient fabriquées naturellement par l'organisme (lors d'activité sportives par exemple); qu'importe que la ganja soit medicalement préscits dans des pays de plus en plus nombreux (dont l'esprit pragmatique et la compassion envers les malades sont surrement plus grands qu'en France). L'idée reste en effet fermement ancré deans de nombreux esprits, et ils ont leurs "preuves": "le joint fait rire sans raison !" A croire que rire est a proscrire et est signe d'idiotie plutot que d'amusement. "Le joint fait baisser les resultats scolaire!". En oubliant que le joint est dès le départ pour l'adolescent un moyen de s'évader, y compris d'un systeme scolaire qu'ils execrent, en oubliant que d'autres se passionnent pour les jeux video, d'autres se vautrent de longues heures devant leurs[…]
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A lire sur Chanvre-info Dramatisation, exagération, approximation... la récente campagne de prévention sur le cannabis a le mérite d’exister mais suscite bien des critiques. La consommation de masse et l’abus de cannabis sont des réalités indéniables qui nécessitent bien une stratégie préventive. Hélas, cette opération de grande envergure participe plus à la nouvelle campagne mondiale de diabolisation du cannabis qu’à l’information objective des consommateurs, des non-consommateurs, des parents, des pédagogues et des thérapeutes. Analyse d’un ratage et propositions pour une meilleure réduction des risques liés à l’usage du cannabis. Les spots TV et radio dramatisent des situations extrêmes qui ne concernent que 10 à 15% des usagers. Les brochures, surtout celle destinée aux consommateurs qui veulent arrêter, mélangent subtilement les conseils, souvent avisés, de professionnels de la réduction des risques avec une propagande prohibitionniste digne des scientologues de Narconon. Les messages affichés ou sous-entendus sont hallucinants. Le chichon ce n’est pas bon, cela rend autiste. Le cannabis fort en THC est un poison qui va vous faire vomir, délirer ou vous rendre schizophrène. Un joint par jour et tu es toxico. Tout ton fric va y passer, tes études tu vas foirer, les voyous vont te taxer et les flics finiront par te gauler. Parents, fliquez vos enfants. Fumeurs, courez chez le médecin vous faire désintoxiquer de cette drogue dure qu’est devenu le cannabis. Avec en[…]
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 - 1. Eviter de consommer régulièrement, la nocivité provient de l’usage régulier, comme la baisse de sensibilité ou le processus de blocage sur le produit. 5 à 15% des consommateurs sont considérés comme abusifs. - 2. Le cannabis ne fait rien oublier et ne doit pas constituer un refuge. Ne pas prendre le cannabis pour justifier une flemme existentielle ou une angoisse profonde. - 3. L’usager peut subir des dommages réversibles sur ses facultés de concentration, de mémorisation et de réflexion. Cesser l’usage en cas de troubles répétés. - 4. Dans les cas rarissimes (de 0.1 à 0,9% selon les études) où le consommateur présenterait des troubles schizophréniques ou des crises délirantes, consultez un spécialiste. - 5. Certains consommateurs abusifs, sociologiquement et/ou psychologiquement affaiblis peuvent se désocialiser ou perdre toute motivation. N’hésitez pas à demander de l’aide. - 6. Par souci de sécurité et pour rester efficace, l’usager s’abstiendra durant son travail ou son apprentissage. - 7. N’utiliser aucun véhicule ou autre activité dangereuse pendant au moins trois heures après une consommation inhalée et six heures après ingestion. - 8. Les principaux risques pour la santé sont liés au joint. Fumer peut provoquer de nombreuses maladies graves : bronchite chronique, asthme, cancers, accidents cardio-vasculaire... - 9. Le tabac mélangé dans le joint entraîne une dépendance à la nicotine et[…]
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http://www.drug-policy.org/modules/events/paris/bisiou Par Yann Bisiou, Université Paul Valéry - Montpellier III Presentation given during a The 2004 Paris International Symposium on Drug Policy : Local Innovations and Global Challenges, held in Paris on 25-26 November 2004. Droit et économie ont des influences croisées. L’économie intervient sur la définition des règles de droit comme sur l’orientation des politiques publiques. Pour ne citer qu’un exemple, la distinction cardinale entre le trafiquant et l’usager est fondée sur l’intention économique de l’agent (agir pour ses besoins personnels ou par esprit de lucre) beaucoup plus que sur l’acte commis (détention, importation, culture). Quant à l’influence de l’économie sur les politiques publiques elles-mêmes, il suffit de voir les lois qui se succèdent depuis trois ans pour faciliter le commerce des vins et spiritueux (assouplissement des règles de transfert des débits de boissons, renaissance du privilège des bouilleurs de cru) et le débat suscité par la réforme de la loi Évin sur la publicité en faveur du vin pour se convaincre que l’importance économique d’une drogue devient facilement l’élément structurant des politiques publiques. De façon symétrique, le droit a une influence sur l’économie de la drogue. À travers les règles qu’elle établit, les interdits qu’elle pose, la loi agit sur le commerce des drogues. Cet impact est d’autant plus fort que les drogues licites et illicites font l’objet[…]
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Pourtant nous préférons la possession; cela vient sûrement du fait que l'on assimile possession et pouvoir. Il y a comme un accord commun entre les hommes pour se dire que celui qui possède c'est celui qui commande, que celui qui commande c'est celui qui possède. Nous pouvons encore essayer de comprendre cette idée par le besoin biologique des humains a posséder quelques ressources afin de survivre, et que de là nous somme prêts a obéir a ceux qui ont de nombreuses possessions et peuvent rémunérer quelques travaux, de même nous souhaitons que ceux qui nous commande aient de nombreux biens, comme si cela leurs revenait, comme pour affirmer et confirmer leurs statuts; et ceci jusque dans nombreuses républiques. Il y'a absurdité dans ce raisonnement! Celui qui cherches les biens matériels cherche ses intérêts, et placent ceux ci au dessus de l'intérêt général. Et si l'on ne recherche point de biens mais que l'on en possède tout de même, alors nous aurons tendance a vouloir préserver ces biens abondants -alors même qu'ils seraient plus utiles si ils étaient mieux distribués- et par cette volonté nous plaçons encore nos intérêts personnels au dessus de l'intérêt général. Ceci n'a rien d'étonnant, il semble même que cela soit caractéristique a la majorité du genre humain. Mais de ceci nous devons tirer une leçon, a savoir qu'il n'est pas bon que ceux a qui l'on donne du pouvoir dans une république démocratique possède aussi beaucoup de biens, ni même que ceux qui ont beaucoup[…]
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La religion s'infiltre toujours un peu plus dans la sphere politique de plus en plus de pays. Les Etats Unis bien sur, ou le dogme religieux devient le premier argument éléctaural; les nombreux Etats musulmans ou la charia s'impose comme loi; Israel evidement, dont le texte de base est celui de la religion juive, est, au même titre que les Etats musulmans, une theocratie affirmé; puis de maniere plus estompé, la France, ou les lobbyes juifs et la peur de l'antisémitisme font le jeu même des racistes et antisémites par les surmédiatisations disproportionnés des actes antisémites ou supposés l'être; où Sarkozy resserre les liens entre la Republique et l'Islam via le Conseil Musulman de France... D'ailleurs, beaucoup sont ceux qui, dans divers pays d'europe, regrettent que la constitution Européenne ne contienne aucune allusion a Dieu et a la Chretienneté historique du continent. Ce serait en effet un bouclier efficace pour laisser de coté l'adhesion de la Turquie... Ce mouvement croissant vers la religiosité dessine de plus en plus nettement la carte d'un monde scindé en deux blocs spirituel, et rend de toujours plus plausible le fameux "clash des civilisations" prophétisé par Bush. Allons nous vers une nouvelle guerre de civilisation divisées au nom de dogmes divergent ? Il semble que le travail acharné de l'administration américaine a destabiliser le moyen-orient, afin de[…]
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