• . Humiliation et flatterie... (08/04/2007 publié dans : [ Reflexions et alternatives politiques] )
    . La compétition à pour fonction de légitimer la hiérarchie. Celle-ci devient « rationnelle » si l'on accepte de distinguer les méritants des oisifs, les efficaces des désinvoltes. La hiérarchie est l'organisation de la soumission des individus afin de récupérer le produit de l'effort collectif; habillé du déguisement du mérite, la hiérarchisation des pouvoirs structure les inégalités, autrement dit correspond à une hiérarchisation de l’accès aux richesses, à l'autonomie, à la culture, à la santé, à la liberté... La compétition et la hiérarchie naturelle qui s'en déduit organisent nos vies de l'enfance à la mort, de la scolarité à la retraite. Sa logique et son effectivité sociale ne résulte évidement pas d'un contrat social: l'insertion de l'individu dans la compétition est forcée, sa position d'élève dans la classe, son rapport au professeur et aux autres élèves l'avertissent des règles du Jeu alors même qu'il ne peut les réfléchir, prendre ses distances. Ainsi, un bon élève est un élève discipliné, attentif, calme et poli, travailleur... La soumission aux règles est exigée, non leurs...
  • . Drogues et société de consommation (07/04/2007 publié dans : [ Reflexions et alternatives politiques] )
    . La rationnalité séléctive de nos organisations hierarchiques provoque certes l'isolement des individus et la lutte plus ou moins consciente de tous contre tous, favorise le developpement des instincts machiaveliques et les consommations de drogues dopantes ou réconfortantes, mais plus encore, elle entraine l'inhibition du rêve et de la vision poétique du réel, elle effiloche progressivement le naturel des relations humaines via le désaprentissage de la convivialité, de la cordialité, de l'amicalité... Par ailleurs, la nécessité économique de la croissance perpetuelle de la consommation – et donc de la production – se traduit et s'informe dans les consciences par la double idéologie du travail et de l'avoir; la réduction de l'être à "l'avoir" réduit l'humain à un consommateur et à une apparence. Affirmer sa personnalité, son rang et son groupe signifie aujourd'hui acheter certain objets et loisirs, et se deguiser d'une certaine façon; exister, c'est s'afficher; s'affirmer revient se masquer, à trouver son style. Les liens qui structurent aujourd'hui le plus manifestement les groupes d'individus consistent en affinités des comportements de consommations. Mais il ya pire. A l'expression « tu as trouvé ton bonheur ? » que l'on lance à celui...
  • . Société du dopage (05/04/2007 publié dans : [ Reflexions et alternatives politiques] )
    . Le travail et l'effort comme relation concurrencielle, l'exigence d'efficacité, de rapidité et de rentabilité immédiate -qui miserait aujourd'hui sur l'avenir ?- sont les conditions à un développement d'une société du dopage généralisé. Caféine, cocaine et speed, viagra, sodas schampoings cremes et pillules « énergisantes » d'un coté, tabac, alcool, cannabis, antidépresseurs et somnifères de l'autre, assurent à notre socio-économie une stabilité, une dynamique et une efficacité à laquelle elle ne pourrait prétendre si ces drogues ne faisaient leurs effets. La religion est tombée, l'opium est de nouveau l'opium du peuple. Mais la chimie ne se consomme alors plus uniquement en vue d'endormir et d'adoucir sa rage et sa tristesse, mais aussi et de plus en plus pour accroitre son potentiel compétitif... Notre sur-homme a les narines les poumons et le foie encombrés. La compléxité de notre économie mondiale, l'aléas des fluctuations des valeurs et le reseaux de pressions politico-médiatique ne laissent pas oisifs les nouveaux compétiteurs modèles de la suradaptation au Marché-Monde; si les golden-boy et PDG sont bien huilés c'est aussi parcequ'ils sont des rouages fortement sollicités. L'aliénation n'est pas...
  • . La concurrence stimule-t-elle les talents ? (04/04/2007 publié dans : [ Reflexions et alternatives politiques] )
    . La concurrence de tous contre tous, dans l'entreprise, entre entreprises et entre nations, constitue en théorie une stimulation poussant tout le monde à donner le meilleur de lui même, à être et à rester dynamique. Être efficace, disponible, rapide, s'acharner au travail  et s'épuiser d'efforts, pourquoi ? Pour réussir ? Travailler pour quoi, et pour qui ? Efficace à quoi et disponible pour qui ? Agir rapidement, ne pas perdre de temps, seul l'effort paie ! – de quelle monnaie ? De quel bonheur ? La société marchande, du travail et du mérite est celle où l'on vend ce que l'on possède, et lorsque l'on ne possède rien d'autre que son temps, ses muscles et ses bras, c'est cela que nous vendons, et uniquement s'il y a acheteur – car l'on crève de ne rien vendre.L'effort réclamé pour voir sa « carrière » progresser est d'autant plus important si les gradés s'acharnent à se soumettre entièrement aux exigences de leurs postes, d'autant plus important si nos équivalents participent eux aussi avec ambition à la compétition: les exigences de l'employeur peuvent ainsi augmenter jusqu'à l'essorage complet des employés, s'enfumant de nicotine pour embrumer leurs angoisses, se shootant pour dormir où se détendre. La société de la...
  • l'esprit en pagaille, nous parcourons l'existence (03/04/2007 publié dans : [ ecriture alcoolique ] )
    L'esprit en pagaille, nous parcourons l'existence. L'esprit en pagaille je parcours ma durée... Je parcours la toile... est ce que je flirte avec vos esprits ? AI -je besoin d'être reconnus pour ecrire, mieux, avons nous besoin d'etre reconnus pour agir ? Qu'est ce que la reconnaissance? C'est un echoe favorable, c'est la manifestation du reflet de notre puissance a faire agir ou penser. Qu'est ce que la recherche de reconnaissance ? Qu'est ce que la pretention a être reconnu ? Serais-ce le desir de voir se confirmer l'affirmation de nos actes, de nos efforts ? Serais-ce plutot le désir, simplement de reconnaissance, d'exitence, de contacts manifestes aux autres, serais-ce la simple volonté d'exister pour les autres, sans considération de soi par rapport a soi, sans soucie d'un rapprochement de soi ? En d'autre termes, est-ce vouloir briller ou est-ce vouloir exister en tant qu'agir conscient ? Imprimer l'empreinte de notre « pensé » et de nos convictions, sur celles d'autrui, c'est aussi prendre le risque de leurs communiquer nos erreur, de convaincre de nos illusions. L'important est-il alors la sincérité ? La pensé libre mais pensée ! Reflechie, et ouverte ! Discutons, discutons ! Debatons ! De quoi ? De tout ! Etre citoyen ? Etre humain ! Etre responsable !: tous nous participons dans une certaine mesure à l'expansion d'un systeme productiviste niant...
  • . Rationnalité économique et cruauté structurelle. (02/04/2007 publié dans : [ Reflexions et alternatives politiques] )
    . C'est un homme froid et cruel qu'honore notre époque, c'est un homme soumis et ambitieux qu’il exploite, c'est un homme triste, dément ou révolté que fabrique le Grand jeu spectacle de la hiérarchisation des humains. Le modèle de la compétition et de la méritocratie affirme une logique de sélection économique qui élimine les moins productifs et moins serviables, et récompense plus ou moins les autres. Donner à celui qui sert, de sorte que rien ne soit donné gratuitement – et les oisifs crèveront de leur mal ! La logique efficiente de notre société est celle du darwinisme social: la pauvreté est considéré comme symptôme d'inadaptation à l'ordre économico-rationnel, elle est donc l'effet de la déficience mais aussi sa solution: le misérable, si nous ne lui venons pas en aide et l'empêchons de s'emparer de nos précieux fardeaux, disparaît de lui même et de là, ses enfants aussi. Serait-ce exagérer ? Des millions d'humains sans toit au sein de nos frontières, des centaines de millier d'enfants pauvres en France... Si Malthus n'est pas le penseur à partir duquel on écrit son discours, c'est à partir de sa cruelle logique que l'on rédige les lois, que l'on organise notre rapport au reste de l'humanité. 2 Milliards...
  • . réussite personnelle ? (01/04/2007 publié dans : [ Reflexions et alternatives politiques] )
    . La « réussite personnelle » correspond dans nos sociétés à quelque chose de relativement simple, il s'agit de bien gagner sa vie, de pouvoir se payer loisirs et superflus. Notre pariticipation-intégration à la société s'effectue ainsi au travers d'un double statut: celui de travailleur ou de gestionnaire, et celui de consommateur – la consommation étant le moteur nécessaire de la production, la double finalité du travail et de l'exploitation. Elle se fait, de façon plus ponctuelle, plus factice et moins efficiente au travers de notre statut de citoyen (élection, manifestation...). Réussir dans nos sociétés, ce serait donc accepter les règles du Jeu et essayer d'en tirer profit.. C'est donc faire partie des gagnants, et cela réclame de consentir à l'exclusion des perdants ; c'est s'accaparer contre les autres une place réservée à une minorité. Réussir c'est alors dominer et accéder à des privilèges, que l'on revendique -en actes ou en mots. La réussite personnelle n'est plus envisagée comme la possibilité de vivre selon ses fins, ses idées, ses joies et ses espoirs, mais elle nous est présenté comme une lutte, une compétition, un rapport de force entre individus concurrents – les hautes places sont...
  • . morale et raison: peut on penser une vertue de l'egoisme ? (31/03/2007 publié dans : [ Reflexions et alternatives politiques] )
    . La morale s'est muté en raison, la raison est devenue égoïste, la rationalité égocentré. La raison s'est muté en intelligence, jusqu'à se confondre avec la ruse. Peut-on penser une vertu de l'égoïsme ? Peut-être, si l'on suppose que tout être comprend que ses intérêts ne peuvent contredire ceux des autres sans que cela ne se retourne contre lui, sans qu'en surgissent des conflits, luttes, vainqueurs et vaincus, dominants et soumis.Peut-être aussi, si l'on considère que la domination des vaincus par les vainqueurs est naturelle, qu'ainsi la juste et fructueuse loi du plus fort réalise son oeuvre équitable, récompense les forts, donc méritants, et punis les faibles du seul droit d'obéir et de se soumettre pour s'élever. La raison peut elle supporter une pareille logique ? Une raison froide, plus scientifique qu'humaine, une logique fermée à l'expérience de l'autre, aux ouvertures empathiques et sympathiques des êtres, peut éventuellement prétendre gérer l'organisation et l'évolution d'une société selon la cohérence d'une société d'insectes, de robots dont on entasse les carcasses inutilisés, abîmés ou insuffisamment efficaces. Une raison humaine, elle, se doit de penser l'organisation sociale et l'économie comme...
  • . Marchandisation du réel et consumérisme. (30/03/2007 publié dans : [ Reflexions et alternatives politiques] )
    . Nous envisageons et bâtissons au travers de la représentation d'un progrès irréversible et positif, l'évolution de la  société, des rapports organisationnels inter-humain, par une réduction à l'organisation économique de l'échange. La société que nos comportements réclament et construisent est celle de la société marchande, de la société de consommation; nos activités sont celle du travail-production et celle de l'achat-consommation (d'objets, d'images...). Tout se vend, tant que tout s'achète ; tout s'exploite... La marchandise absorbe la totalité du Réel : air, eau, nourriture, santé, éducation, science, savoirs informations, arts, loisirs et spectacles, opinions publique, lois, politiques et citoyens, corps muscles et sueurs, travailleurs où esclaves, armes, relations sexuelles, amicales et sociales, rencontres et plaisirs en tout genre, spécialités du monde entiers, technologie à tout où rien faire, bidules, gaz et pétrole, idées,  découvertes, gènes, virtualités... La totalité du réel se trouve progressivement récupérée à des fins de rentabilité... Nous consacrons nos efforts et inconsciences collectives – individualisme oblige - à la société de...
  • . Individualisme et compétition... (30/03/2007 publié dans : [ Reflexions et alternatives politiques] )
    1. Individualisme et compétition...2. Marchandisation du réel et consumérisme.   3. morale et raison: peut on penser une vertue de l'egoisme ? 4. Rationnalité économique et cruauté structurelle.    5. La concurrence stimule-t-elle les talents ?. 6. Société du dopage 7. Drogues et société de consommation 8. Humiliation et flatterie... 9.Méritocratie ou reproduction des classes ? 10. L'école de la selection 11. Société raciste.   12.Société sexiste.    13 . Société du mérite ?  14.L'individu et les masses. 15.. Le spectacle de soi. 16.. Grégairisme et mimétisme. 17. Auto-manipulation et manipulation. 18.. Désespoir et déresponsabilisation. . Passivité et participation.  19. L'info-spectacle et la banalisation de l'horreur. 20. De la culture de la rentabilité à la rentabilité du savoir.  21.Respect de l'autorité. 22.. Bête et discipliner.         Que devient la vie, l'existence humaine - individuelle et collective - lorsque  la sphère sociale tend à se réduire à un espace de compétition, lorsque autrui prend la forme quasi-exclusive du concurrent ? L'individualisme qui anime et modèle les consciences et...
  • L'ère des morts-vivants. (23/02/2007 publié dans : [ cogitations et philosophie ] )
        Existe-il un signification à la vie, au moi, y a t il un sens à l'existence ? La question ne se pose plus, où plutôt nous y répondons sans y réfléchir, nous estimons la question trop spirituelle, trop philosophique et abstraite. Pourtant, l'interrogation existentielle qui s'est longtemps poser ainsi peut très bien se présenter autrement – sans métaphysique – et demandez si nous pouvons donner, faire prendre sens à notre vie, et plus largement à nos vies, la vie de l'anthropos, mais aussi et pourquoi pas la vie aux travers de tous ses phénomènes, Vie comprise comme un réseau interdépendant d'individus et d'espèces, co-évoluant, co-existant. Doit-on réfléchir à notre condition – Homme, Terriens, Conscience et Abyme, Raison et Démence, Passion et Intelligence – ou doit-on se laisser bercer par « le destin », doit-on ? Peut-on ? exister comme potentiel, comme être en devenir, sans s'interroger sur notre pouvoir sur notre avenir, sur nos déterminations et nos actions ? Si la question à perdu de sa puissance réflexive, philosophique, c'est que la science et l'esprit expérimental, objectivant, rationalisant, réducteur et mécaniste a réussi à convaincre la philosophie de sa vacuité et de son...
  • A vous, ici, qui venez et gardez le silence... (20/02/2007 publié dans : [ cogitations et philosophie ] )
    Misère de la solitude... Ma vie n'est pas trop solitaire, bien que mon caractère le soit quelque peu. Mais ce monde virtuel dans lequel je barbotte me renvoie le froid échoe d'un abyme. Je ne prétends rien en attachant les lettres les unes autres, ou presque, je prétends communiquer. Avares de vos mouvements et de votre temps, si mes mots se reflettent de votre retine jusqu'a votre esprit, comment le saurais-je, si, amorphe, vous ne prenez la peine d'activer la puissance de votre pensé, mais aussi de la mienne, en entamant discussion, débat. Je pense, donc je parle. Je lis, donc j'écris.Moi, me voila bientot sterile. Ma pensé, la voila bientot muette. Mon discours à toujours été, ici, un monologue, et tout monologue tend vers l'epuisement. Certes, je peux continuer sans cesse à dialoguer avec mon monde, mon alcool, le monde des médias et de la politique, moi sujet citoyen je peux perserverer à définir, à élargir et à enrichir mon rôle, ma vision du monde et de l'humain, de la société.La pensé est toujours un mouvement. S'il est clos, excessivement récurssifs, s'il n'est pas mis au contact de la pensé d'autrui, confronté a ceux qui l'écoutent, le lisent, alors il risque de s'éteindre.Peut être aussi pour se reveiller ailleurs, peut être aussi pour continuer ici...
  • Devient-on libre ? Serions-nous prisonnier ? (15/02/2007 publié dans : [ ecriture alcoolique ] )
    Devient-on libre ? Se libère t-on ? De quoi avons-nous a nous libérer ?  Comment ? Pourquoi serions nous prisonnier ?Depuis combien de temps n’ai-je pas bu alors que j’écrivais ? Je commence à écrire, et aujourd’hui m’est revenu l’envie qui lui était lié plus fréquemment il y à peu encore, boire.La condition de l’homme, en tant qu’être en devenir, en perpétuelle construction, mouvement et changement, et en tant qu’il débute avec peu sur ce monde, l’air de peu et capable de rien ou presque, il faut convenir que celui-ci n’est pas plus libre qu’une autre chose lorsqu’il advient. La morsure de la vie, le poids la sueur les crispations et la puanteur de la chair… La croissance, l’énergie, l’élégance fat, la puissance solitaire ou la conscience la collective, l’amour, l’air et l’altitude, la morsure de l’aube… La déchirure de l’existence nous prend en jeune age, et il faut nous départir de nos instincts carnassier et prédateur, non pour praire en troupeau sous la houlette du berger et de son étoile, non pour voûter la droiture de notre noble posture ou pour trembler, au doigt et à l’œil, mais afin de trancher sereinement, afin d’abattre de nécessité. Les blessures sont des...
  • torsion.9. L'orgueil est un moteur universelle (29/01/2007 publié dans : [ les restes ] )
    L’Orgueil est un moteur universel L'arrogance, la jalousie, le mépris, la suffisance, la colère, le sarcasme sont les rejetons de orgueil L’Orgueil est le croissant noir de nos passions La petitesse, le ridicule, la puérilité ridée, le maquillage, le mensonge et la honte sont les fruits de orgueil   Parle-t-on sans orgueil, sans arrogance ? Nos arguments sont-ils des alexandrins ou bien des coups, des armes ? Peut-on agir sans prétentions ? Peut-on s'aimer sans suffisance. Parler, discuter est presque toujours un conflit, plus ou moins latent. Du moins lorsque l'on ne parle pas du temps. L'échange se fait souvent discrètement confrontation. Est-il possible de s'exprimer à l'orale d'une manière non tronqué, non rongé ? En peu de temps, nous nous retrouvons à répondre à nos intonations, nos gestes, et non plus à nos discours. L'écriture est pour cela une forme d'expression qui possède ses qualités propres: dépasser la tendance conflictuelle de la discussion, avec comme médiateur l'écrit. L'expression se libère par là de nombreuses entraves, pourtant, Arthur ne me semble pas avoir tord lorsqu'il dit que la communication s'appauvrit d'autant. Ou plutôt, la bilatéralité de la communication se perd, l'échange et le partage mutuel deviennent alors au contraire...
  • 8eme torsion. ecrivain, moi ? la parole face a l'ecrit. (26/01/2007 publié dans : [ les restes ] )
    4.     ·                     Je ne comprend toujours pas pourquoi avec de si vicieuses théories vous n'ayez pas quelques livres publiés ?   ~ Ecrivain, moi ? Vous m'offenser quelque peu mon cher, quand bien même je ne vous soupsonne pas de vouloir me blesser, votre basse flatterie est loin procurer son effet, au contraire, m'écorche; et bien que je vous concède une intention amicale. Ecrire, sachez que c'est le fait d'une conscience névrosé; seuls ceux qui ne réussissent pas à s'épanouir à travers l'expression la plus noble et la plus naturelle qu'incarne le langage éprouve quelques nécessités à s'exprimer par de labyrinthiques moyens: la tentative artistique par exemple. L'Art, lorsqu'il advient, est la chose la plus noble qui puisse être; mais il n'y a rien de plus risible – ou de pathétique selon les tendances de chacuns-, il n'y a rien de plus risible dis-je que celui qui, par dégoût de lui même, et conséquemment par dégoût de toutes choses, en viendra à tenter d'accoucher à l'humanité un patrimoine quelconque. L'Art exprime en lui même, à travers ses modes d'expressions, une lacune, une incapacité à s'exprimer audiblement pour tous ceux...
  • torsion 7. perspective.1 (20/01/2007 publié dans : [ les restes ] )
    3.   Existe-il quelque part un lieu comme celui que je vous ai vaguement décrit, un endroit ou des vivants se réunissent pour partager leurs opinions sur l'existence. Il est bien probable que ces conversations apparaissent ici et là, faisant apparaître du même élan ce lieu rare ou les consciences partagent leurs expériences, mais généralement, nous évitons de discuter des façons qui conviennent pour se sentir exister, s'il faut ou non fixer un horizon à notre vie. Plutôt que d'échanger diverses vues sur les moyens que nous adoptons pour lutter contre l'ennui, nous préférons lutter contre l'ennui avec les moyens qui nous sont proposé. Nous pourrions être tenté de voir là le cas de Bastien, ce serait fallacieux. Bastien ne se contente pas comme par défaut, tel un mouton, de la prairie qu'on lui impose; non, Bastien détermine lui même ses plaisirs, et les apprécie à sa façon et non pas comme celui qui s'agglutine avec d'autres en supputant que les autres ont de bonnes raisons de s'enthousiasmer ainsi. Bastien voudrait sculpter son être en modelant sa vie, il se veut une volonté libre et artistique, et non pas se plier à la rumeur de la masse, accompagner, grégaire, des semblables sur les champs indiqués. Mais faut-il considérer Bastien comme celui qui...
  • torsion 6. sens à la vie ? dialogue.suite (16/01/2007 publié dans : [ les restes ] )
    -_ Et tu n'as pas vraiment tort. Je suis poussé à croire que chacun à une voie qui lui est sienne pour parvenir aux béatitudes de la vie. N'avons nous pas le droit de supposer que le bonheur n'est pas l'unique fin que nous octroie l'existence. Il faudrait ailleurs se mettre d'accord sur ce qu'est le bonheur, mais c'est une entreprise laborieuse et sophistiqué qu'il vaut mieux laisser aux siècles de l'antiquité. Ce que je veux dire, c'est que si le bonheur peut éventuellement être défini par la satisfaction continue de l'individu qui l'éprouve, le bonheur n'est pas pour autant Un et Unique. Il me parait clair que chacun trouve satisfaction en de très diverses choses. Mais ce qui donne au bonheur une réelle complexité car une véritable multiplicité, c'est que même sa forme change selon les individus. Toi, Bastien, tu ne vois pas le bonheur dans la résolution d'une quête, tu ne vois pas ton contentement suspendu à un effort ou au bout d'un sentier, mais tu considère qu'il faut saisir ses joies ici et là, qu'elles sont à portées de mains la plupart du temps, dès que l'on est enclin à apprécier un moment sans problème. "L'absence de souffrance", en quelque sorte, plus quelques habitudes érigées en jouissances régulières et à peu près...
  • torsion 5. Plaisirs anodins et quêtes vaines (13/01/2007 publié dans : [ les restes ] )
    -_ Toutes les fois où je vous vois vous délectez avec tant d'aisance et de naturel votre whisky, je me dis que nombres de choses sont pour vous un plaisir que la vie vous offre gracieusement, et dont vous savez profiter pleinement.   -- N'est-ce pas ainsi que l'on se doit de vivre ? J'avoue que parler d'un devoir à suivre pour bien vivre est apparemment prétentieux de ma part, pourtant, j'assume la position. Je ne sais si la vie offre réellement quelques plaisirs, je ne saurais disserter avec loquacité des raisons de ce qui me rend heureux, tant la simplicité de ces raisons peuvent paraître complexes à de tortueux esprits. Voyez, le jeune homme qui nous à quitter tout a l'heure, Ludovic je crois, et bien je le pense bien incapable de profiter pleinement des plaisirs simples que l'existence nous offre lorsque nous y prenons garde. Voyez, il fume sans cesse une cigarette, plaisir dont la seule particularité est de laisser insatisfait. Insatisfait le laissera aussi sûrement sa tentative de compréhension subtile de son rapport à l'existence... Ce doit être son tempérament que de poursuivre des plaisirs illusoires.   -_ Tu t'avances beaucoup, ce jeune n'a rien d'anormal, je le trouve plutôt amical. Il s'interroge et alors, à vrai dire il n'est pas tant rongé que tu sembles le dire par sa philosophie, il se pose des questions, voila tout....
  • torsion 4. Oisiveté et ennui (11/01/2007 publié dans : [ les restes ] )
    2. La tranquillité à la mauvaise coutume de se lier à l'ennui. L'ennui est un manque d'excitation. Un manque de rapports stimulants à la réalité. Si l'on accepte d'un commun accord la référence à une réalité unique, c'est afin de ne pas se quereller sur absolument tout la concernant. Il s'agit d'éviter le débat. Il faut rester lucide. La solitude et la vie sociable possède chacune leur propre forme de lucidité. Elles sont inefficaces en dehors de leurs domaines. L'ennui n'est pas nécessairement une forme de lucidité. La maîtrise de soi, la constante direction de son être est elle réalisable ? L'ennui est une forme d'affaissement de la volonté.   La plupart des gens de notre époque et de notre occident ont à lutter presque quotidiennement contre les effets néfastes de l'oisiveté, contre l'ennui. La télévision, l'actualité, les mots croisés, le jeu d'échec, la discussion lors de l'apéro, l'apéro... Nombres d'activités que nous exerçons quotidiennement n'ont aucune finalité, ne servent à rien. Nos distractions sont futiles ? Et alors, puisqu'elles ne cherchent pas à être utile mais à divertir, quel peut être le problème ? Le problème, car il y en a un, c'est que nous...
  • torsion 3. dialogue.suite (09/01/2007 publié dans : [ les restes ] )
    -- Voyons, je suis désolé si tu as cru que je souhaitais t'accabler, ce n'était vraiment pas mon intention, si ce que j'ai pu dire t'as blessé pardonne moi. Et pourtant, je ne peux pas te laisser dire que je tiens qu'il faille vivre sa vie plutôt que de la réfléchir ou méditer par facilité. J'affirme ça parce qu'il est visible que se poser des problèmes qui n'ont pas de rapports directs avec nos besoins, jusqu'à s'obséder avec des questions sans fond, n'est ni bon pour l'humeur, ni pour le caratere. Je dis que cette attitude refreine l'action et l'expérience: c'est par cette dernière que prend une forme véritable l'existence, que l'on apprécie ces délices possibles, que l'on subit ses peines avec force. S'enfermer l'esprit dans un labyrinthe auquel tu prétends trouver une sortie, et une carte pour trouver celle-ci, c'est se noyer dans un autre monde que celui qui t'es premièrement donné a vivre. _ Sauf que je ne m'enferme pas, certain le fond, mais pas moi. Moi, je cherche à me libérer d'un labyrinthe il est vrai, mais dans lequel je nous vois tous. Et il faut l'apercevoir avant de pouvoir chercher l'issue, et le voir, vous ne voulez pas le faire. C'est de votre liberté. Mais c'est beaucoup dire que de prétendre que mon questionnement avorte mes actes, c'est faux, et c'est par ailleurs un...
  • (torsion 2 ) le dialogue et la discussion (06/01/2007 publié dans : [ les restes ] )
    Les conversations se déroulent selon un rythme et selon des thèmes apparemment simples pour ceux qui conversent, mais pris dans leur ensemble d'une complexité si effrayante que la construction d'une discussion peut paraître aléatoire, sans liens directes d'une parties à une autre, parties dont on a d'ailleurs souvent du mal à discerner les étapes et frontières. Lorsque des personnes discutent, elles discutent le plus souvent de ce qui vient d'être dit il y a peu, et ont une forte tendance à oublier ce qui a été prononcer auparavant, si bien que le sujet de discussion glisse d'un thème à l'autre sans que personnes ne s'en rendent réellement compte sur le moment. Nous concluons sur une chose dont nous pensions ne pas parler au départ, et nous oublions d'étayer ce que nous avions avancé. Cela présente l'avantage de permettre à la conversation de se poursuivre lorsque nous n'avons plus rien à dire sur un sujet, du fait que nous en avons tout dit et que nous ne souhaitions pas réellement approfondir des propos que nous pensions au fils des choses, pas plus que nous voudrions les confronter véritablement à ceux de notre compagnon de bavardage. Lorsqu'il s'agit d'une conversation écrite, les règles ont une certaine tendance à changer, de fait: le discours prononcé est alors lu, et...
  • 1ere torsion. l'existence a t elle un sens ? dialogue. (05/01/2007 publié dans : [ les restes ] )
    1. _ L'existence pose problème. Et cela me semble un problème presque impossible à aborder. Il s'agit pourtant du problème le plus partagé, le plus essenciel et fondemental de tout existant conscient. Surement est-ce d'ailleur plutot la conscience qui pose véritablement problème. Quoi qu'il en soit, notre reflexion peut prendre pour problème sa propre existence, son origine et son fonctionnement. Notre intuition elle aussi nous pousse à mettre en question notre vie. Notre inscription dans le temps, ce que nous nommons notre volonté, notre mémoire et nos aspirations vers l'avenir posent problème en ce sens que ce sont des phenomènes auquels nous sommes contingents, auquels nous sommes liés, que nous cotoyons, en cela qu'ils constituent des aspects de notre réalité, et pourtant ni notre intuition ni notre intelligence ne parviennent a réelement appréhender cette réalité.   -- Voyons, ne serait-il pas plus juste que tu dises que l'existence te poses problème ? Rien n'est moins vrai, à mon avis, que cela soit un problème partagé de tous, comme tu le prétends. L'existence peut très bien s'écouler comme l'eau d'une source, parcourant jusqu'à rejoindre l'ocean le sillon qui pourra l'acceuillir. Nous pouvons bien vivre sans sinterroger sur le temps, justement parce qu'il ne pose...
  • société et économie criminelle: l'esclavagisme nous enrichit... (04/12/2006 publié dans : [ Actualités politiques et sociales ] )
    Bientôt noël... Bientot l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage... L'hypocrisie de notre société est criminelle, et la proximité de ces deux dates devraient normalement rendre le drame évident: si la traite des noirs à été abolie, les conditions d'exploitations que les patrons occidentaux -entres autres- utilisent pour rentabiliser toujours plus leurs productions sont celles de l'esclavagisme. Dans une region de la Chine, 200 000 ouvrieres fabriquent 15 heures par jours et pour 40 dollars mensuel les I-Pod qui s'offriront avec tant de convivialité lors des fêtes. Les jouets de nos enfants sont encore en grande part directement issue des fruits de l'esclavage moderne, des enfants vivent dans la pire des misères et se tuent à nous fournir ce qui divertient les notres. Cela est ecoeurant, inacceptables pour toutes personnes qui a quelques traces d'humanité et de raison en lui. Certes, nous sommes presque tous bénéficiaires de ce système, et il faut lutter contre notre triste participation: il faut s'informer sur ce que l'on consomme et ainsi le faire en conscience. Mais il faut plus: notre systeme économico-legal tolère une situation inhumaine en important des produits dont ils n'est pas certifié qu'ils ont été produit dans des conditions de travail respectant la dignité humaine. 111 millions...
  • Révolté ? (30/07/2006 publié dans : [ cogitations et philosophie ] )
    L'économie n'a rien d'une science, il faut que l'on cesse de nous tromper. S'il existe différentes therorie économique, aucune d'entres elles n'a pu se confirmer dans les faits, par experimentation. Ces théories ne sont que cela, et il n'y a pas de vérité etablie en économie. Considérer un système come meilleur qu'un autre ne peut se justifier grace à la parrure de la science. Pire, on ne peut argumenter face aux faits, on ne peut garder comme ligne de mire les objectifs et bienfaits supposés, il faut aussi se pencher sur la réalité, sur les conséquences et les possibles modalités d'applications d'une theorie-papier. Toujours verifer si les équations fonctionent. Du pragmatisme ? Il en faut, surement. De la démocratie comme ultime et fondementale moteur et regulateur, surement. Mais donc aussi de la transparance, de l'indépendance; une séparation convenable et efficace des différentes sphère de pouvoir; de la culture, pour tous. Et donc de la répartition, une redistribution allégeant les poches trop inutilement chargées vers celles qui ne parviennent plus a se remplir. Ce n'est pas la sociétré qu'il faut repenser, c'est notre rapport a l'autre. Ce n'est pas nos systèmes qui génèrent le plus de misère et la pire exclusion, ce sont nos comportements, nos...
  • dialogue. L'art est il moral ? (12/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    - La question morale, tres cher, n'a pas lieu de se poser ici, ni peut être d'ailleur en aucune autre situation. En ce qu'il en est de l'art, je tiens pour vrai que l'on n'y peut apposé un qualificatif moral.-- Et pourtant, qu'est ce que l'imoralité ? Pourquoi ce terme ne pourrait convenir a l'art ? Est-ce parce que vous vous refuser a définir clairement l'un et l'autre, que vous laisser fuir les mots dont vous usés vers les libres interprétations plausibles. Si l'art est une expression, et qu'une expression peut être imorale dans et par ce qu'elle exprime, alors l'art n'y echappe pas, tout au moins l'artiste n'y echappe pas.- C'est justement là tout le problème. S'il n'est peut être pas clair pour tous que l'artiste peut être moral ou non, pour ma part j'aquiesse. Mais je m'offusque lorsque vous vous permettez d'en tirer la conclusion que l'art lui même possède un caractère moral. L'oeuvre produite, l'acte de création, éventuellement immoral, passé, l 'oeuvre est abandonné a ses interpretes et critiques. A peine l'auteur parvient-il à s'expliquer, et uniquement face aux detracteurs qui sevissent de son vivant. L 'oeuvre en soi est donc bien au-delà de toute morale, et celle-ci ne pourra intervenir de nouveau que par le biais de ceux qui en useront.-- Vous dites que seul l'acte lui même est à même de se...
  • l'art est il moral ? (11/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    Il ne peut y avoir de restriction dans l'art. Le problème se situe au niveau de la diffusion. L'artiste est libre ou n'est pas. Il est indépendant ou bien il est corrompu. Il est sincère ou alors élégant et brutal a la fois. L'art est sans contours et sans existance idéélle, sans existance conceptuelle, il est flottant, il est l'expression de l'artiste, il est oeuvre libre, gestes passionnés. Ou peut être non, peut être que l'art est sans existance tout court, que l'artiste est un orgeuilleux qui a su seduire et plaire. La definition de l'art n''est pas car elle est assujetti a l'opinion, frivole et changeante; et pour se faire artiste aujourd'hui il faut donc participer de son mieux a l'opinion, reniflant les courants de ce qui pourra plaire. Il faut une demarche marketing. Seuls les artistes morts pourraient alors pretendre etre artistes, et encore, c'est negliger ce qui soutient la réputation et les honneurs attribués à leurs oeuvres, c'est ne pas voir les interets personnels qui s'y accroche. Etre artiste est peut être se faire artisans reconnus et futiles, frotter sa technique a son orgeuil et a son imagination, pour exprimer quelque chose qui sera plaisant a cotoyer. N'a ton jamais eu l'idée de parler de démagogie lorsqu'il s'agit d'art et d'artiste. Je suis sur que le populisme est implicite dans l'appelation de populaire, du moins pour les langues epineuses et les oreilles apprivoisé aux nobles enseignes. Artiste, n'est...
  • La danse comme sincérité du corp et des gestes (10/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    La basse résonne toujours en moi étragement. Envahissante, délicieuse, douce.Le Blues me berce d'une humeur que je manque rarement d'apprecier. Les riff sde guitare dansent autours de moi, les notes appuient leurs tensions sur mes tempes, me crispent les levres. J'ai deja abandonner de lutter pour le contrôle de mes jambes. Cela reclamerai une concentration constante, épuisante. Mais écoutez simplement la musique et voilà que votre genou se plie et votre pied s'élève en rythme. Le cou lui est aussi est vulnerable, le bassin aussi. La danse est un mouvement issue du mariage de notre corp et de ses attitudes aux rythmes et emotions impulsés par la musique. Le son agit comme les ficelles du marionnetiste sur un corp qui les utilise selon son style. Et dans cela, au travers de la danse, libre et sincère, ou les gestes n'exprime qu'une pure émotion, empreintant à la diversités des mouvements qui nous sont possibles les moyens de communier avec l'emotion que transporte mysterieusement les ondes musicales.La danse est une transe, une exultation, une évasion. Il n'y a pas là un soucis de s'inscrire pour longtemps dans la durée. C'est un acte ephémère contenu par le seul mouvement et son rapport à la musique, avec pour lieu commun le temps et pour expression commune l'émotion.
  • relation social - la rebellion comme acte d'affirmation (09/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    Les relations sociales sont riches et porteuses d'Histoire, elles forgent les évènements de nos sociétés, elles les constituent.La rebelion qui s'adresse a l'ordre établie ne s'adresse que rarement a l'ordre de façon générale – et en ces cas c'est souvent par desespoir. L'autorité, lorsqu'elle est contesté par mouvement d'ampleur, est remise en cause dans sa legitimité à avoir autorité en cela qu'elle ne recherche plus les avantages de ces citoyens. Elle est percu comme autoritaire, au sens d'arbitraire ou d'inflexible.Mais se revolter n'est pas primordialement une relation sociale, c'est plus généralement un acte mentale, une volonté d'affirmation et de sculpture de soi. Se revolter, s'agiter, crier et brandir ses slogans; debattre et lutter, reflechir convaincre mais surtout se convaincre. Se convaincre que l'on existe car l'on pense, et penser pour se persuader de ses engagements, s'engager pour foudroyer l'air empoisonner de son cri de rage, de sa fulgurante intuition ou reflexion !L'acte de rebelion et de revolte ont une liaison intime avec l'acte de masturbation, avec l'acte d'affirmation et l'acte d'expression. La recherche vise une explosion de soi, une révélation pour les autres mais avant tout pour soi, de son existence en tant que positivité, mais aussi – o jouissance – en tant que marginalité; le...
  • Libre cours (08/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    C'est surprenant de s'apercevoir que quoique j'ecrive pour prolonger ce texte, des liens se forment et se nouent, les thèmes me semblent s'emmeler, les idées parraissent discuter et se fondre.Aujourd'hui je n'ai pas quitter mon appartement, et dans une heures ou deux le soleil se couchera. Je me suis lever en début d'apres midi, et je n'ai toujours rien manger de consistant. Du café bien sur, et pourtant tardivement. Du chocolat presque fondue ensuite... Il fait chaud, un peu trop, et mon appartement et sa situation n'arrange pas les choses. Pourtant je n'ai pas eu envie de m'aérer, et je pourrais même avancer, si cela n'était pas aussi paradoxal, que c'est la chaleur elle même qui contribue et renforce mon inactivité et mon isolement. J'ai déjà passé quelques heures au dessus de ce clavier, encore plus devant l'ecran, a matter quelques amuse-oeil, et j'ai deja bien trop fumé. La soiré risque d'être rude, et il est probable que je ne trouve rien de mieux a faire qu'écrire de nouveau. D'ou me vient cette frénésie ?Hier soir, j'étais seul chez moi. Et je n'avais rien a faire; mais j'avais a fumer. La veille, et les soirs de la semaine qui ont précédé, j'ai eu a mes cotés une delicieuse présence, une tendre et complice compagnie. Nous avons tous deux parressés, à se balader sous une chaleur...
  • enfance et peluche... (07/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    Enfant, alors que je m'amusais et me reconfortais avec la complicité tendre de quelques peluches, je crois me souvenir que je leurs donnais des nom qui n'avaient rien d'un petit nom, mais plutot des noms empreintés à un certain champ lexical comme « calin » , « caresse » ou quelque chose du genre.La psychanalise et l'antropologie, dans leurs maladroit rapprochement se sont souvent plu a penser que l'enfant avait un comportement animiste, qu'il attribuait à tout ce que ses sens pouvaient capter une vitalité, une vie ou une puissance active. Je ne sais jusqu'à quel age ils attribuent a nos cherrubins ce vice, qui ne s'etomperait pas chez les individus d'une société primitive.... Certain rapprochements qui se pavoisent de la toison de la science me semble compositions subtiles de moisissures.Quoi qu'il en soit, je ne pense pas qu'enfant ont concède une vie comparable ou exterieur à la notre a l'une ou l'autre de nos peluches. Je crois meme que dans une certaine mesure nous avons conscience et en large part, du jeu avec lequel nous nous rejouissons ou consolons, en tant que jeu. Mais il me semble qu'un peu à la maniere de beaucoup d'entres nous un peu plus avancé en age, ces bambins se complaisent avec aisance dans une feinte puis presque sincere innocence.Je donnais donc des noms comme « calin » à certaines de mes...
  • Frénésie scriptographique... (06/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    Depuis la nuit derniere, il est evident que j'ai passé trop de temps a écrire, que j'ai trop écris aussi. Qu'est ce que je suis en train de rechercher ? Qu'est ce que je cherche a satisfaire ? Est-ce l'espoir de rejouissance ou est ce parce que, sur l'instant, je m'en abreuve ?Je ne comprend presque jamais mes comportements, mes occupations et mes reactions sitot que je les interroge. Dès lors que je me scrute, je prend conscience que l'image vague que je me forgeais de moi, comme latente et involontaire, s'évade tel un mirage lorsque l'on s'en approche, tel un rêve dont on tenterait de se remémorer au reveil, et qui s'évaporera avec l'inflexibilité de la pseudo coherence de notre conscientisation.J'écris parce que j'existe, parce que je suis, et parce que certainement je souhaiterais en être certain. J'écris pour comprendre et accéder a ce que je peux être, pour percer les mysterieux flots et courants qui me font voguer sur le grand fleuve, j'écris pour tracer malgres moi une trame parcellaire de ce que je suis, corrollaire a l'existence que j'incarne non pas en tant que simple experimentateur mais aussi en tant que contemplateur et miroirs de ce que j'experimente, en tant que corp mais surtout en tant qu'être, individu, essence de ce moi qui seul me manifeste l'existance et à l'existance dans une completude impénetrable et par un perpetuel...
  • cigarettes... pour se detendre ? (04/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    La cigarette a souvent un tout autre rôle a jouer que celui de detendre. Il ne s'agit pas toujours de calmer ses nerfs, loin s'en faut ! Bien souvent il ne s'agit que de patienter, pire, de prendre pose. C'est un peu comme l'acteur qui doit exister en fond, en semi teinte, a écouter celui vers qui tous les regard sont braqué, et pourtant, gare a être en ces cas là inconsistant, c'est ici que l'on reconnaît les bons acteurs. Il est bien plus corriace d'apprendre à se taire et a jouer le second rôle pour une scene que d'apprendre a parler comme il se doit pour convaincre de nos émotions feintes.La cigarette se prend comme pour signifier que non, nous ne sommes pas vraiment contrarié, non, nous ne nous sentons pas mal à l'aise ni exclu ni observé, non on ne s'ennuis pas ! Pourtant, tous le monde sait qu'elle, la cigarette, est temoin d'un tel etat, mais c'est comme si celui qui fume se procurait au travers de sa fumer les procédés pour fuir tous ces désagréments. Celui qui fume, certe, s'il ne fumait pas, ressentirait une certaine contrariété, la patience lui manquerait pour attendre celui qui ne vient pas, la gène l'envahirait lorsqu'un silence semblerait s'introduire dans une discussion, mais puisqu'il fume, il nous paraît certain – la fluidité de ces mouvements nous approuve – qu'il n'est pas soumis à ces...
  • Lorene... (03/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    Lorène s'avança, braquant toujours son sourrire lumineux dans les tenèbres envahissant de la pièce ou se disputait les deux collègues, et arriva pour saisir la main d'Edouart au moment même ou il venait de delaisser son megot aufond du cendrier, libérant ainsi son bras pour les gestes de tendresses que la proximité du corp de Lorène, son parfum et ses propres gestes allait lui dicter. Ludvic cru pendant quelques poussières de secondes comprendre dans l'expression de son collegue que celui-ci s'estimait bien sur vainqueur, que lui n'avait plus a songer a leurs si futile conversation, maintenant que lui avait une femme, belle et souriante, enroulé autour de son corp , lui glissant a l'oreille quelques mots qui ne regardaient qu'eux deux. Un sentiment amèr s'était emparé de Ludovic, proche de celui que l'on ressent lorsque l'on est vaincu par surprise, au moment ou le apercevait la victoire. Et pourtant, cette sorte de colère qui grimpait le long de ses nerfs provenait justement de ce qu'il ne pouvait supporter l'arrogance d'Edouart, si fat qu'il pouvait laisser paraître croire être necessairement le plus intelligent si en fin de compte une femme viennait a l'embrasser. Mais l'arrogance que Ludovic pensait avoir percu en croisant comme dans l'intemporel le regard d'Edouart, et qu'il portait au travers d'un soucis d'élégance, le blessait en ce...
  • L'orgeuil ronge les entraille du monde (02/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    L'orgeuil est mon pire defaut, mon plus subtile péché, l'originel sans doute. Il danse en moi comme s'agitent les ficelle d'un pantin. Toujours, il pointe son nez, mais ces seulement dans la solitude que l'on peut le plus aisément le reconnaître lorsqu'il fait irruption au cour de nos pensées. Il est dificile d'agir en dehors, au delà de notre orgeuil, sans même qu'il nous effleure l'âme. Il est fort probable que toute relation amicale soit terriblement et fondementalement sterile, superficiel, doublement erroné, fallacieuse de bien complexe façon. En dehors de notre solitude, où alors comme un autre de nous même, en nous même et plus essentielement de nous même observait notre être habituel, nos reflexions leurs tensions et leurs implicites, qui trop souvent nous devoile les courants obscurs qui animent nos humeurs. Et ainsi, lorsque l'on converse, que donnons nous a voir et a entendre de nous même si ce n'est qu'un masque blanc que nous colorons et sculptons selon les circonstances, toujours ou a peu pres en fonction des influences souterraines qui s'affairent en deça de notre conscience ? Il y a d'abord le masque que l'on voudrait porter et afficher, celui là se mélange d'hideuse manière a celui qui se laisse finalement voir, et enfin parmis ces couches épaisse on tente parfois de laisser entrevoir de nos traits quelque chose...
  • -1er jour- (01/07/2006 publié dans : [ les restes ] )
    Le jours, ses lueures et son ambuance, presque toujours, me mette mal a l'aise pour écrire, pour méditer aussi, surement. Aux premiers rayons de mon matin, qui pour moi se situe a peu pres aux premieres heures de l'apres-midi, s'alimente d'eau noir, chaude et amere -sans sucre s'il vous plait- et de fumée grise, chaude et parfumé. Peut-il alors se produire un de ces effets alchimiques ou un déséquilibre rattrappe l'autre ? Ou l'un et l'autre s'accumulent ils en une plus grande torsion ? Ils est faciles d'écrire sous l'emprise de drogues aussi legère qu'une odeur de fleur. Plus souvent, c'est la conversation qui en patie. Mais lorsqu'il s'agit de parler seul ou a soi même, d'écrire et de maintenir dans notre univers un ensemble de corps signifiants, alors il paraît plus facile d'utiliser un clavier que de la sympathie.
  • dialogue. Surnaturel ? (30/06/2006 publié dans : [ les restes ] )
    il est des chose que l'on ne peut dire qu'a mi-voix, dans un souffle voilé, que le vent emportera, et qui ainsi, ne restera pas prisonnier des mur ou il fut prononcer. Si les murs n'avait que des oreilles ! Allons allons, il me semble que vous vous emportez legerment. Voyez, il n'ya personne ici, nous sommes chez moi, et chez moi, il n'y a pas de micro derriere la tapisserie ! Vous ne comprenez rien... vous parraissez plus idiot qu'un sourd ! D'ou vous viennent donc ces prejugés stupides sur les sourds ? Je vous croyait plus savant. Ou vous ont donc mener vos opinions, il m'a semblé l'autre jours que vous pervertissiez de votre intelligence les mythe.s, l'histoire et toutes les religions du mondes ! Que vous pervertissiez l'intelligence elles-meme pour tout dire, je n'entend mots de vos raisonnement falacieux, il n'y a rien la dedans qu'un esprit sage puisse prendre au serieux. Pardonnez moi mon impatience, je suis certainement un peu trop excessif; et quelque part vous etes dans le juste. Je ne sais si j'ai perverti l'intelligence en en user comme je l'ai fait, il est vrai que je n'ai pas vraiment eu de methode, il est evident, pour tous, que je l'ai fait la dans un but incertain, flottant là, dans un epais brouillard, simplement je le pensais quelque part , je pensais, mais je ne pouvais être entierement sincere -peut on...
  • L'amour comme substitut a la drogue ? (30/06/2006 publié dans : [ les restes ] )
    L'acte reviens toujours au bout d'un moment. De nouveau l'air impure encombre mes veines, et mes neuronnes de nouveaux fonctionnent selon d'autres lois. Eux sont habitués aux transformations, aux detournements que je leurs fait subir; peut être aujourd'hui est-ce eux qui réclament qu'il en soit ainsi, qui m'inclinent a renouveller et pronlonger de jours en jours ce mode tortueux du fonctionnement cérébrale: peut être mon cerveau s'adapte il mieux a son environnement que mon corp – surement celui ci a t il toujours un peu de retard sur la forme de l'esprit, contraint par les parois du temps de l'espace et de leurs lois. L'amour n'est pas un substitut a la drogue, ou tout au plus peut on lui concéder ce rôle, rien au delà. La Femme idéale, ou l'amour idéal qui au lieu de se tendre -tendance sociale- vers l'image d'un maitre tout puissant, s'oriente vers le corp la silouete et jusqu'à l'essence de ce qu'il aime en la femme: de la mere a la sainte, de la vierge a la pute, de la fillette a la grand mere, de la compagne a l'inaccessible amazone... cet amour ideal qui se defini par l'idée d'une féminité abusolue ou parfaite – et puisqu'issue de nos sillons croisés, fatalement contradictoire et mysterieuse - ne constitue pas une recherche ou un besoin qui soit capable de nous épargner de la tentation des effluves dansantes – le chant des...
  • court-dialogue. chimie, drogue, cerveau, plaisir. (29/06/2006 publié dans : [ les restes ] )
    --Quoi ? Votre esprit accederait il par la chimie produite du feu de vos feuillages a quelques au-delà ? Quoi ? serais-ce là une porte ouverte a tous qu'un dieu ou la sage nature eusse pu déposer au milieu de nous, a porté de main, Graal en mauvaise herbes et mauvaises mains? -Plaisirs, conquète et découvertes, confessez moi mon frere, qu'il y a là un mystere qui se révèle toujours voilé; comment ne pas voir la une clef, celle des songes, d'autres parmis ceux auquels, bien plus terribles, notre conscience ne doit pas parvenir ? --Tremblements et exitations, vos sens réagissent au brusque et surprenant, par eux sont detournés; vos pensées de même sont en ces cas desorientés et desordonnés par réaction bio-logique. -Quantique. Portique ! Fumée vers des vastes mondes, prairie enlassé, voilà les sainte et les fée, nervure saillante, des rubans rose-femmes flottent autour de mes membres... Quoi, rire de singe et non de joie ? Oh, mais si, et si ce qui apparaît se réobscurcit ensuite, nous l'avons vu nous et avons les souvenirs de ce que nous sommes et pouvons être.
  • le monde: un enfer - la fleur pour prison de verre. (28/06/2006 publié dans : [ les restes ] )
    Il y a de nombreuses raisons de considérer ce monde, cette vie comme un enfer, un qui nous serait attribué en propre dans le details, mais ou etrangement nous partagerions un monde commun de souffrance, des lieux psychiques essentiellement semblables, une realité sensorielles relativement partagé. Parmis les pieges perfides de l'existence, la mélancolie, parmis les épines de nos chemin, l'herbe, l'alcool, le tabac. Impuissance ? « Fumer provoque l'impuissance » nous alertes les autorités; qu'est ce à dire, qu'est ce que cela signifie t il véritablement ? Parle t on, en est-on si sur, de sexualité et d'afflux sanguin ? La fumée de cigarette vaporise dans nos pauvres tissus de poussierres ordonnées de quoi detruire son organisation, de quoi bruler quelques parcelles complices de notre assujetissement. L'habitude est un fléau dont il faut craindre les pires expressions. L'experience d'une substance psychotrope , les sensations de surpassement et ou de soulagement associés, forgent dès le premier usage une prison de verre, invisible pour commencer, de plus en plus opaque et enfumée ensuite. L'impression est terrible lorsque l'on s'habitue a conjuguer ensemble certaines activités, je fume lorsque j'ecris, et si j'ecris surgit et s'impose a ma conscience l'envie de fumer. Et cela tout le long de l'ecriture, a intervalles...
  • L'écriture comme haut plongeoire ! (27/06/2006 publié dans : [ les restes ] )
    L'ecriture comme haut plongeoire. Defouloire, libération... Certes, il est possible qu'il ne s'agisse, en fin de compte, que de peindre les reliefs de notre prison, de notre monde d'ombre. S'il s'agit d'écrire un mystère, non pas de ceux qui pourrait concerner beaucoups, ni meme plusieurs, mais qui se reduit a celui qui l'exprime, alors ce mystère je le decouvre comme tous, troublé comme personne. La parole, la conversation est surement aussi déversoire, et si elle a en ses bas et tresfonds ce lien avec l'ecriture: dévoiler a un certain degrés celui qui la produit- elle varie tout au moins en ce degres, nous pourrions être tenté de dire qu'il y'a plusieurs dimensions qui distinguent et séparenr la parole de l'ecrit. La parole, le dialogue, toujours frustrée des circonstances, toujours mesurée ou bien masquée, ambiguë et toujours a prete a vous fourvoyer, vous faire echapper celui qui la prononce, car il la prononce pour vous et que trop pour vous, en rapport a vous et à l'instant; le language est dissimulation, la discussion est theatre, l'expression un masque et l'intonnation un envoutement, le regard est un piege et les gestes sont une strategie, les mots eux sont des miroirs, le style une décadence – elle est au rang des complaisance de l'exploitation des marasques et mascarades. Mais que peut être un sourrire ? Serais ce une etoile ?...

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