L'autorité est efficace lorsqu'elle transforme le fait d'obeissance en sentiment de respect et besoin de protection. La protection, dans une société de compétition, s'obtient éventuellement et uniquement lorsque nous sommes à son service: soit que nous faissions partie des "puissants" qui érigent et jouissent des regles, soit que nous soyons leurs serviteurs-protégés. Ainsi, le conformisme, qui est l'adoption presque inconsciente des conventions exigées par le dominant comme signes de soumission tacites et symboliques, devient la condition normale de la réussite socio-économique, de l'insersion professionnel et de l'avancement de notre carriere. Or l'obeissance aux conventions et normes de comportement vis-à-vis de ceux qui nous dominent est et reste dans le cadre de la compétition: nous nous vendons, d'autant plus que nous esperons ensuite être promu et diriger. La compétition attise donc la docilité et la serviabilité des uns, déchaine et enfle l'orgeuil névrosé des autres - et condamne tous le monde à l'irrésponsabilité et l'infantilisme. Par conséquent, le degrés d'absurdité criminelle auquel s'élève notre communauté humaine, bien qu'amplement commenté et démontré, reste inaccessible à la conscience. L'instinct de survie, [...]
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 L'etat de domestication des individus de notre société-compétition n'équivaut pas à un parfait dressage: l'esprit critique n'a pas disparue et l'autorité ne semble plus necessairement légitime à tous, y compris lorsque cette autorité dépend d'une démocratie représentative. Pour autant, cette autorité n'est pas directement menacée, et son mode éléctif semble l'incarnation de la plus juste démocratie à beaucoup de concitoyens. C'est que la domestication ne se réduit pas au dressage - si celui-ci est un idéal absolu pour ceux qui souhaitent etre tyrans, il rencontre tout de même quelques resitances dangereuses de la part de certains. Par conséquent, notre etat de domestication - qui n'est pas le fait de quelques-uns mais de tous - témoigne au delà de notre passivité d'une complicité plus active, plus engagé. Nous sommes domestiqués en tant que nous habitons notre société, notre milieu professionnel et affectifs, c'est à dire en tant que nous y sommes relativement habitué. Ainsi, l'esprit critique, ou bien se détache de la possibilité d'action et de responsabilité, jusqu'a parfois se refugier dans une position septique, ou bien néglige l'etat de domestication impersonnelle duquel il cherche à s'émanciper et [...]
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 La première instance de domestication d'un individu est la famille et l'institution scolaire, ensuite il s'agit du reste. Elle consiste à adapter et habituer l'individu aux conditions de son existence jusqu'a ce que sa docilité soit assurée dans le milieu considéré. Ainsi, la domestication est un processus alliant dressage et motivation, crainte de la punition et espoir d'affection ou de reconnaissance. La première instance de domestication d'un individu est la famille et l'institution scolaire, ensuite il s'agit du reste. Elle consiste à adapter et habituer l'individu aux conditions de son existence jusqu'a ce que sa docilité soit assurée dans le milieu considéré. Ainsi, la domestication est un processus alliant dressage et motivation, crainte de la punition et espoir d'affection ou de reconnaissance.
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 Etre libre n'est pas simplement posseder l'illusion de certains choix, il faut encore savoir et comprendre les motivations de nos choix et de nos envies. Et ces motivations doivent être personnelles pour être libres - elles ne doivent pas simplement dépendre des motivations de notre entourage ou de la masse. Si nos choix ne sont peut être jamais indépendant de nos rapports sociaux et affectifs, ce n'est pas uniquement de ces rapports que doivent se conclure nos décisions, et ces rapports et leurs influences ne doivent pas nous rester totalement obscurs - sans quoi ce n'est jamais par notre conscience propre que nous agissons mais au travers de notre conscience sociale, c'est à dire en fonction d'un regard irrationnalisable puisqu'exterieur et diffus. Etre libre, c'est donc aussi s'émanciper des attentes de la masse et de l'autorité pour conquerir une certaine autonomie. Et cette autonomie est un moteur de la responsabilisation des individus, elle est donc nécessaire pour s'opposer à l'irrationnalisme barbare de notre organisation humaine.     1. Individualisme et compétition...2. Marchandisation du réel et consumérisme.   3. morale et raison: peut on penser une vertue de l'egoisme ? 4. Rationnalité économique et cruauté structurelle.    5. La concurrence stimule-t-elle les talents ?. 6. Société du [...]
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 La discipline est efficace uniquement pour manipuler et controler une certaine masse d'individu. Elle assure une obeissance inconditionnée: le discipliné delègue sa volonté, sa responsabilité et progressivement sa conscience aux ordres de l'autorité. L'organisation disciplinaire est essenciellement autoritaire et inégalitaire. Est-elle arbitraire ? La discipline imposé à une armée, aussi nécessaire soit elle d'un point de vue stratégique et pratique, n'a t elle pas pour fonction de neutraliser la conscience de ceux qui pourtant sont le plus concernés, ceux qui vont tuer et mourrir ? La discipline scolaire peut elle avoir pour fonction de former des individus libres, conscients et responsables ? Non, la discipline est la manifestation constante de sa soumission et de son obeissance - elle inculque, dans le système scolaire ou ailleur, le respect imbécile de l'autorité, aussi imbécile qu'elle soit aussi. Et ce respect, c'est à dire cette soumission psychologique, constitue le préalable aux comportements névrotiques découlant de la dépendance et du besoin de l'autorité. En ce que la discipline ampute à notre individu une bonne part de notre esprit critique, c'est à dire de notre individualité, et que par conséquent elle protège l'autorité de toute remise en cause ou [...]
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Aimes-tu la poèsie ? Mais c'est pour cela que tu es triste. Lors que tu songeais grace à son aile, à mille merveilles, c'est la laideur du monde que tu apprenais à voir ! Aimes-tu la sagesse ? Mais c'est pour cela que tu es triste. N'as-tu pas encore compris que le bonheur paisible, le savoir tranquile, la conscience claire, que toute ces choses sagesses ne te sied guerre ? Pourquoi ? Parce qu'il te semble qu'être sage c'est etre satisfait - et toi, tu crains, en ce monde, de ne pouvoir etre satisfait sans etre fat. Aimes tu Dieu ? Aimes tu son amour fuyant ? Mais n'est-ce pas pour cela que tu es triste ? Lorsque tu priais, ou que tu voudrais prier, ne renoncais tu pas à agir ? Une souverainne volonté domptait la tienne, "inchala", "c'est la vie", "ainsi soit il", "si Dieu le veut", "que ta volonté soit faite", et quoi ? cette volonté souverainne ne veut elle pas comme elle agit, ne fait elle pas comme elle est ? Et quoi, m'opposerais-je a ce qui est ou ce qui advient si je m'impose un Dieu. Et si Dieu souhaite nous voir libre et agissant, alors qu'est-ce que prier ? Un blaspheme ? Qu'est ce que penser à Dieu s'il ne souhaite se réveler ? Un blaspheme ? Qu'est-ce qui ne serait blaspheme si il y a un Dieu, s'il y a un ordre ? Aimais-tu l'amour de Dieu ? cet amour si fuyant ? Et pourquoi d'autre serais-tu triste, si maintenant tu songes a ta [...]
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Tristesse, tristesse colère. Rage tristesse ! Pernicieuse, pleurnicharde tristesse ! Mesquine tristesse... ME cours tu apres ? Cherches-tu à m'étreindre ? A me garder pour toi, rien que pour toi ? Tristesse, passe comme tu es venu ! Mélancolique et désespéré a la fois, n'est ce pas trop ? Pourquoi me cours-tu après ?   Homme, les larmes que je t'apporte ne sont elle pas une douceur, une discrete douceur ? Homme, ces larmes, sans elles, ne te desecherais-tu pas ? Et, homme, que dis tu que je te cours apres ? J'ai mille choses a courir; et toi, coeur et esprit en pagaille, je ne t'accompagne que parce-que ma pitié s'étend jusqu'a toi; parce que tu reclames mon support. N'est-ce pas moi qui te soulage lorsque ton fardeau menace de t'ecraser - ne suis je pas, moi aussi, un echappatoire, une issue a ton mal obscur et profond ?   Quoi, toi, tristesse, tu prétends me consoler ? Tu pretends alleger mon fardeau ? Mais n'en es-tu pas, de ma charge, de ce poids qui courbe ma fierté et mon courage, de ce poids qui ploie mes jambes courtes ? Ne me touche pas tendresse tristesse ! ne m'approche plus ! tu ne me sieds pas ! QUi te fais croire que je ne cherche pas le desert, le grand soleil, la grande soif ? Qui te fais croire que je réclame ton support - me penses tu si sot et si faible ? Moi, me soulager de larmes trop lourdes ? Moi ?   Qui d'autre ? Je ne m'invite [...]
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Les chemins de la sagesse ouvrent-ils sur une révolte calme, océanique ? Ou bien ne servent-ils qu'a prendre distance, qu'a s'éloigner de ce tumulte - la sagesse est-elle un isolement ? Prendre distance de quoi ? S'éloigner de quoi ? Quel est ce tumulte ? S'isoler de la masse. Fuir les standards, fuir la betise. Mais la fuite vaut-elle mieux que la confrontation, que la révolte ? La révolte n'est-elle pas aussi une fuite ? Je veux dire: se révolter n'est-ce pas définir un ennemi et le combattre - et ce combat, et cet ennemi, ne sont-ils pas des moyens pour se fuir soi-meme, pour fuir la confrontation de cet autre ennemi qui s'agite en nous et est surement la cause véritable de notre mal-être ? Le choix de la sagesse serait donc le choix de fuir le regard exterieur pour parvenir a mieux s'observer, pour approfondir et elargir la vision de soi sur soi ? L'isolement serait une confrontation a soi ? Mais quel est cet ennemi intime qui niche en nous et cause notre tristesse ? Cet ennemi, souterrain et peut etre souverain, ne serait-il pas ce qui en nous nous contredit ? Ce qui de nous nous affaibli ? Ou bien cette immense ombre que projette notre conscience - la méconnaissance de soi ? Qu'est-ce qui en moi m'agite ? Voila le probleme que se pose la sagesse. Qu'est-ce que de ce monde m'agite ? Voila la question du révolté. La frontiere est elle si infranchissable ? La [...]
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Il pleut, et mes mains s'activent. Mes doigts se partagent mon clavier, et ma main gauche alterne les gestes, accompagnant vers mes levres, le brevage de mon insouciance colérique et la fumée de mon évasion pensive. Ma main droite me suffit à une tache moindre: régler le son de mon harmonie dissidante, et joindre à ma gauche la flamme qui rallumera l'evasion pensive et fumeuse de mon délire manique. /The doors/. Qu'ai je pu accomplir d'une si courte distance ? Presque rien qui ne vous concerne... Ote la paille de ton oeil avant toute chose.. et comprend la tache infinie qui t'attend.. Il faudra se résoudre à se borner a notre paille, « medecin, guerri toi toi-meme, et par l'exemple d'un homme qui se sera guerri seul, tu procurera alors les moyens d'une noble et véritable guerrison ». Ma compassion pour le malheur d'autrui n'est elle que le chemins de ma fuite, n'est-ce qu'une distance entre moi et mon malheur – une relativisation ? Que vaut elle a ce compte ? Ma compassion, moin qu'une fuite, serait-elle un chemin vers le grand dessechement, l'ultime desespoir de celui qui croit comprendre n'avoir lutter que contre la fatalité ? Que vaut elle a ce compte ? Je crains l'epuisement, celui de la jeunnesse. Je crains d'etre accablé, de devenir adulte comme le sont les automates, aux fausses joies, aux risibles tracas, aux jacasseries toujours futiles, car [...]
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L'autorité et la discipline sont antinomique de la liberté et du respect. Mais pour que l'autorité s'accomplisse et effectue son imbécile tyranie, il lui à fallu corrompre le langage, et se déguiser en justicier. L'autorité et la discipline sont antinomique de la liberté et du respect. Mais pour que l'autorité s'accomplisse et effectue son imbécile tyranie, il lui à fallu corrompre le langage, et se déguiser en justicier. Qu'est-ce que respecter l'autorité ? Le respect ne suppose-t-il pas la liberté de conscience ? Respecter n'est pas se soumettre; et pourtant, l'injonction est toujours de "respecter l'autorité" - euphémisme corrupteur. Le détournement du langage est aussi détournement des consciences. Consacrer une valeur intrinseque à l'autorité, la définir comme le vecteur indispensable de l'ordre et de la paix sociale, c'est considérer la liberté des individus et des consciences comme associale, c'est aussi supposer évident le bénéfice d'une organisation inégalitaire, c'est à dire hierarchique. Le respect de l'autorité, en tant que soumission d'ordre mystique -car en tant que respect, il y a soumission physique, psychologique et idéologique- ne s'impose donc qu'en niant la liberté et l'égalité, et conduit par [...]
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Politique et Société


- Des médicaments pour dompter l'humanité ?

- inadaptation et désir d'exister...

- Adaptation et désoeuvrement.

- la mécanisation de l'humanité, ou l'adaptation à la modernité...

- la peur comme arme politique.

- Faut-il avoir faim pour se révolter ?

- l'homme supérieur et le sous-homme ?

- Sommes-nous tous fous ?

Conditionnement et adaptation

precipice...

-publicitaires: les experts de la soumission mentale...

- l'illusoire plaisir de la consommation

- la publicité comme reflet de la décadence

. Marchandisation du réel et consumérisme.

-l'ultime fetische

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. La concurrence stimule-t-elle les talents ?

. réussite personnelle ?


. Rationnalité économique et cruauté
structurelle.


. La pauvreté est-elle un crime ?

. Modernisation de la société - la fin des
services publics ?


. De la culture de la rentabilité à la rentabilité du savoir.


, Libéralisme: l'impasse ecologique

_____________________

-Tous tortionnaires ?.

. L'info-spectacle et la banalisation de l'horreur.

 
.  Ruine d'un monde: le faschisme
sécuritaire

.  Psychose de masse et Soumission à
l'autorité


. L'ère des morts-vivants.

-tous serviteurs ?
-Faut il pleurer les bourreaux ?


-tous humains, trop humains

___________________

. Société du mérite ?

. L'école de la selection

. Méritocratie ou reproduction des classes ? .

. Humiliation et flatterie...


. Conditionnement et adaptation

. La volonté de puissance..

. La domestication par la compétition.

. Infantilisme et domestication social.

. Domestication de l'individu.

. Respect de l'autorité.

. Betise et sadisme de la passivité

. Désespoir et déresponsabilisation. .

-Passivité et participation.

. Auto-manipulation et manipulation

. Grégairisme et mimétisme.

. Le spectacle de soi.


. Drogues et société de consommation

. Société du dopage...


. morale et raison: peut on penser une
vertue de l'egoisme ?


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- La chine et son industrie de la mort. les camps de concentration d'aujourd'hui...

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Ces politiciens qui détruisent, ces lyceens qui luttent et ces citoyens qui regardent...

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Mai 68 - Mai 08: 40 ans de défaite ?

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