Mais ces publicitaires, qui scrutent nos pulsions pour mieux nous contraindre à n’exister qu’à travers le filtre de notre médiocrité collectivement réglée afin de dissensions et d’oppositions ?!
mais ces publicitaires qui fourvoient l’art dans son développement le plus contemporain et le plus prometteur, la vidéo sonorisée, vers les fin les plus utilitariste et débile de notre
développement, la bidulisation de nos plaisirs… Mais ces publicitaires, comment leurs reconnaître l’innocence ? Tout comme la plupart de ces investisseurs et de ces marchands !! S’ils sont
victimes eux aussi, comment ne pourraient ils l’être sinon consciemment ? N’est ce pas eux qui fabriquent nos illusions à partir de nos désillusions ? N’est ce pas eux qui savent et veulent
réduire l’homme à la machine homanoido-obsessifs qu’ils sont devenus ? N’est ce pas eux qui nous poussent vers l’abyme qu’ils survolent plus ou moins ? Non seulement ils semblent savoir que
la vie n’a pas de sens intrinsèque, mais en plus ils semblent comprendre que le sens qu’ils lui imposent est fictif, dérisoire, accessoire, et finalement encombrant, perturbant, déstructurant,
destructeur… Ils sont victimes, car ils sont suicidaires, car ils s’autodétruisent en s’acharnant à détruire l’autre par une factice domination. La tendance à vouloir mourir, la tendance à
accepter la fin, l’assèchement, le rien, voila un critère de vitalité, ou plutôt de non vitalité. Ainsi, celui qui croit croître en se dispersant, en obéissent aux règles de l’économie pour
être reconnue par elle, ne fait que courir à sa mort, à sa misère, à sa bestialité et vanité nihiliste… Nous sommes suicidaires lorsque nous sommes violents, lorsque nous
considérons la violence comme nécessaire à la paix, à la raison. Nous sommes fasciste lorsque nous faisons confiance à la violence. Mais quelle violence ?! Pas n’importe laquelle : la plus crue,
la brutale, la violence qui s’acharne contre la chair -nous ne serons jamais assez violent contre les pensées lorsque l’on vise leurs émancipations, lorsque l’on vise sincèrement le
contacte de subjectivités différentes et donc une discussion réciproquement constructive.
Il ne faut pas détruire les suicidaires, il faut en faire des révolutionnaires. Car la révolution prolétarienne ne suffira pas, car il faut que les classes moyennes aspirent à partager leur
confort, car il faut surtout que les révoltés ne deviennent pas les tyrans des sur-adaptés, des collaborateurs un peu plus gradés du système, car il faut principalement que tous
s’émancipent : les esclaves des maîtres, les maîtres des esclaves, et les maîtres et les esclaves de la logique de hiérarchie qui positionnait les uns par rapport aux autres. Ce n’est pas
seulement par rapport aux maîtres que doivent se libérer les esclaves, c’est aussi les maîtres et eux même qu’ils doivent libérer de la logique de domination. Et c’est donc par la prise de
conscience de la domination totale du système, y compris sur ses plus perfides profiteurs, que les esclaves, pseudo-esclaves et pseudo-maitres pourront se libérer réellement de l’esclavage commun
qui les réunit.
La domination est une sorte d’esclavage, cela est évident. Je veux dire, dominer est une manière d’être dominé. Cela est vrai du maître à l’esclave, c’est aussi vrai de l’homme à la machine.
C’est peut être aussi vrai vis-à-vis du savant par rapport a son idée ou sa théorie… Quoi qu’il en soit, le fait de dominer ne peut se réduire à un asservissement au service. Il s’agit toujours
aussi d’accepter sa place, son rôle, sa domination arbitraire – il y a toujours un orgueil d’être maître, qui non seulement nie l’illégitimité de notre privilège mais de plus refoule la misère
subséquente d’un point de vue psychique d’un tel mode de relation à autrui. Autrement dit, le maître est non seulement esclave de sa relation à l’esclave, mais aussi de sa relation à lui-même
conçu en tant que maître orgueil infondé du maître est cause de son asservissement à la logique de la hiérarchie, de la même façon que l’insurrection fondé du très dominés s’appuis trop souvent
sur la volonté infondé de vengeance ou d’asservissement tendant à reproduire une hiérarchie renversé idéologiquement, quoique factuellement identique à la structure générale de la soumission
catégoriale.
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