L’adaptation au rôle conditionné auquel nous à préparé la plus grande partie de notre environnement humain – et conséquemment mental – est donc adaptation à l’ennui,
c'est-à-dire acceptation de notre inutilité, de notre inter-changeabilité, de la négation totale de notre valeur propre, et par suite de notre dignité individuelle… Mais c’est aussi tenter
d’acquérir une valeur au sein du système de notre organisation criminelle, s’adapter c’est convenir des règles abjectes de nos hiérarchisations ubuesques : c’est accepter l’exclusion et la misère
la plus insoutenable tout autant que la débauche de luxe la plus vaniteuse et puérile. S’adapter c’est donc préserver plus ou moins secrètement l’espoir de parvenir à faire partir des forts, des
dominants. C’est non seulement consentir à l’idéologie ségrégaire et malthusienne de notre modernité, mais c’est aussi avoir la prétention ou la conscience de pouvoir profiter de ce système, de
pouvoir jouir grâce à la souffrance de la plus ou moins grande majorité. Prétention stupide lorsque l’on fait partie de ceux que l’on délaisse et exhorte à plus d’efforts ; conscience
psychopathe, pédante, infantile et maladivement égoïste lorsque l’on fait partie de ceux à qui l’on à toujours promis le succès, le confort, voire la gloire la fortune et le pouvoir qui en
dépend…
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