La chine, ce beau pays ou l’on emprisonne, torture, assassine au nom d’un pouvoir arbitraire, au nom de ce que les puissants nomment partout dans le monde la paix sociale, l’ordre publique… Bien sur, comme partout dans le monde, la violence et le mensonge officiel n’ont en réalité qu’un seul but, le même depuis l’aube de l’humanité, depuis la toute première tyrannie primitive : celui de maintenir et renforcer leur pouvoir et leurs privilèges, je veux dire notre soumission zélé et notre misère déguisée…
Bien sur, la Chine n’est pas un pays comme tous les autres. Certes, il ne s’agit pas de l’unique dictature tyrannisant ses esclaves, leurs interdisant la rébellion, jusqu'à proscrire tout esprit critique – a vrai dire il s’agit là encore d’un paradigme commun a l’idéologie occidentale néolibéralisme – mais il s’agit de la plus grande dictature du monde, la plus officielle et la plus médiatique, la plus riche et la plus influente, il s’agit de la dictature la plus pleine d’avenir... Allons plus loin : la Chine est en passe de devenir le plus puissant pays du monde ; c’est le pays dont les importations et exportations sont si importantes qu’il est le principal facteur de l’évolution des prix du marché ; c’est le pays qui soutient la dette monstrueuse des Etats-Unis, autrement dit, qui tient par les couille l’économie de la première puissance mondiale…
Et bien sur, à cela s’ajoute l’oppression a tendance génocidaire du peuple et de la culture tibétaine depuis plusieurs décennies…
Alors, fallait-il attribuer les JO à la dictature Chinoise ? Alors ?! Faut-il participer au grand Jeux dans le grand spectacle de la dictature Chinoise ?
Se pose-t-on les bonnes questions ? Certes, l’évidence se fait grasse, lorsque l’on organise de pareilles festivités dans un régime totalitaire, qu’il y a comme une grande hypocrisie de la part des gestionnaires de nos démocraties à prétendre d’une part vouloir défendre infailliblement les droits des individus à ne pas être victime de l’arbitraire et le droit des peuples à se gouverner, et d’autre part allez marchander vilement avec les tyrans. Mais ce marchandage est-il nouveau ? Avait-on besoin d’un pareil évènement pour s’inquiéter et s’insurger contre le régime politique Chinois, et donc pour exiger que notre commerce tienne à l’écart un pays dont les produits sont fabriqués par ce que l’on peut appeler des esclaves ? Et en tant que consommateur, ne devions-nous pas déjà refuser que nos I-pod soient fabriqué par 200 000 chinoises travaillant 12h par jours pour 50dollar par mois dans des conditions considérées comme indignes et inhumaines dans nos hypocrites pays démocratiques…
La collaboration avec l’avancement de la puissance du régime totalitaire Chinois est donc une collaboration mondiale, inconditionnelle, et qui ne date pas des JO…
D’ailleurs, la collaboration des pays « démocratiques à économie de marché » avec les pays non-démocratiques mais souhaitant s’ouvrir à l’économie de marché est la règle générale : la Chine est loin d’être l’exception, nous l’avons dit, elle est seulement la plus puissante et la plus grande puissance dictatoriale et celle avec qui nous commerçons le plus.
Cela pose bien sur une série de questions: nos représentants sont-ils plus attachées au modèle et principes économiques du néolibéralisme ou bien au modèle et principes démocratiques ?
Ensuite : ce modèle économique de la société marchande n’est-il pas incompatible avec une dynamique démocratique de la société et d’émancipation des individus ?
Enfin : La préférence pas vraiment dissimulée des élus vis-à-vis de l’auto-régulation du marché, corrélatif du désengagement progressif de l’Etat en termes de responsabilités sociales et de régulateurs de l’économie, n’est elle pas l’aveu soit de cette incompatibilité, soit de leurs mensonges et de leurs hypocrisies – je veux dire : de leurs faces de tyrans qui se cachent à peine sous le masque de la représentativité démocratique ?
Que répondre ? Mais c’est clair pour tous à présent ; il ne reste que quelques âne pour hennir leur Oui éternel à l’avenir de notre comédie : et nous le voyons à présent : c’est un drame qui se joue ici, qui se jouait sous nos yeux, qui risque de connaître sa chute… Hum, nous le sentons presque à présent, si nous ne nous sommes point trop affaiblit au contact de ces masses molles, nous le sentons : c’est une tragédie qui se joue : et nous préparons une fin grandiose ! une fin gigantesque, gargantuesque ; une fin terrible ; une fin comme le méritait bien ces 2 derniers siècles, de même que ceux-ci ont été à la hauteur des 2 derniers millénaires… Avons-nous été à la hauteur de la promesse que portait notre ancestral primate ? Qu’importe : notre fin sera grandiose : soit par sa révolte furieuse intervenant, en bonne part, trop tard ; soit par notre innocence éternellement perdurée, notre incapacité à voir et comprendre ce que nous faisions, et pourtant, que nous faisions et souhaitions faire de plus en plus, et de plus en plus vite… Dramatique ou Tragique ? C’est selon votre regard, selon votre estomac…
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