Nos piètres personnages s’entortillent autour de nos consciences… Les roles que l’on se force à jouer nous rendent impersonnels à nous même : nous ne nous reconnaissont plus ; a dire juste, nous ne nous sommes jamais connu ni reconnu, mais nous nous sommes simplement identifier aux modèles que l’on nous poussait à imiter, modèles forgées par les différents sommets des différentes hierarchies complices, à l’image de bêtes si bien domestiqués qu’on les croiraient machines à les voir vivre, mieux : on croiraient que ces bêtes humaines prennent un certain plaisir à obeir, ressentent comme un repos ou un confort dans la soumission, l’irresponsabilité, l’infantillisme… Est-ce possible ? Comment est-ce possible ? Sont-ce par ces signes de satisfactions dans l’avilissement et le rapetissement de soi que l’on doit aquerir la certitude d’un parcours manqué, d’une méconnaissance fondementale de soi, d’une « alienation normale », je veux dire : qui n’a jamais connu de resistance…
Mais est-il possible de détourner l’élan de la conscience humaine ? Est-ce possible d’interrompre ou d’alienner la pulsion naturelle de l’homme à créer des liens subjectifs, singuliers et perpetuellement nouveau avec les autres, avec le monde en générale et avec soi ?
Peut-on y parvenir à force de superstitions et d’arrieres monde ? A force de mœurs, de lois, de tortures et punitions en tout genres ? Peut-on domestiquer l’homme jusqu’à lui retirer jusqu'à son potentiel d’émancipation ? D’un point de vue individuel et d’un point de vue collectif ? Peut-on briser l’humanité et son avenir à force d’idéologie ? A force de guerre ou à force de travail ? A force de loisirs, de babioles, de mensonges, de manipulations, a force de spectacle ? Tout cela, malgrés son efficacité manifeste dans ce qui est d’assurer la reproduction consanguine des élites, n’a pas jusqu'à aujourd’hui suffit à interrompre le mouvement dialectique, pour calmer cette volonté aspirant à accroitre sa liberté, son autonomie, et qui se débat au seins de nos vies confinées et presque mortes… Faudra-t-il, comme l’anticipent et l’attendent aujourd’hui nombre de chercheurs, en revenir au bon vieux moyens de la physico-chimie : guerrir le mal à la racine ; lobotomiser ; normaliser à coup d’antidépresseurs et de stimulants !?! Voila l’avenir ?! LA Solution Finale à notre humanité indomptable ?!!
Là où aura échoué aussi bien la répression et la surveillance généralisée, là où la violence et le mensonge, là ou l’exploitation et le loisir marchand, là où l’autorité et l’arnaque du contrat et du choix, là où l’endoctrinement dès l’enfance et la desinformation jusqu’au vieil age auront échoués à nous aveugler sur la misèrable vie que l’on nous impose et sur le mensonge généralisé qui nous organise, j’entend dans notre société moderne, c’est alors qu’il s’agira de soigner notre nature humaine instinctivement poussée à l'emancipation, de nous guerrir, de nous prescrire les médicaments qui calmeront nos nerfs crispés, qui dissiperont nos resistances, notre envie d’echapper au grand moule, à la grande standardisation, je veux dire à la fin de l’histoire de l’humanité…
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