Un monde, un monde immense qui peut paraître infini a une conscience aussi restreinte que la mienne, un monde immense dans lequel je me meus, moi avec d'autres, jusqu'à devenir ce monde, un de ces aspects. Et sachant pourtant bien que je suis de ce monde, que j'en suis, je m'y sens noyer – le voilà qui deborde en moi et ma volonté. La realité qui m'entoure, et celle, mediatisée, qui m'englobe a un degres et dans des rapports que je ne saurai pleinement comprendre ni saisir, la réalité du monde a laquelle ma perception et pensée accedent l'une par l'autre m'interpelle bien au delà, il me semble, de ma faculté a y faire face: le monde et la réalité que nous (l'humanité) forgeons avec lui m'apparaissent inaccessibles par son absurdité, sa rebelion face a la raison. Nous voilà face a une histoire que nous voudrions comprendre alors que nous ne comprenons toujours les bases et fondements des agissements humain, qui constituent et sculptent pourtant l'histoire de nos sociétés, de notre connaissance...Même l'art n'a pas pus resister a l'historisation, et ce qui dans son principe même était une création personnelle et subjective, expression entierement originale d'une sensibilité d'artiste, s'explique plus tard par sa psychologie, son epoque et l'evolution des mouvements artistiques qui l'ont precedé.
L'Histoire, cependant, echappe a l'explication strictement objective et rationnelle en ce qu'elle est inextricablement lié a des comportements humains, si ce n'est libres, quasiment inexplicables et certainement imprevisibles, indeductibles. Plus: si nous pouvions savoir et comprendre les motivations qui ont poussés les hommes a agir tel qu'ils l'ont fait, nous n'aurions pas pour autant là l'explication des événements: car entre les motivations, les modalités qui peuvent plus ou moins s'y accorder, et les conséquences et evolutions des actions, il existe toute une chaine insaisissable – peut etre inexistante en tant que telle – qui relie le tout et bien d'autres facteurs et d'ou emerge finalement la réalité, les faits. Cette chaine qui relie d'une certaine facon les motivations, les actions, les condions lié au contexte aux faits qui aboutissent finalement et à leurs conséquences serait plutot comme un reseau de fibres, aux directions divergentes voire opposées, aussi nombreuses qu'il y a d'individus d'actions de points de vues, qui se reggrouppent et&ou se confrontent – encore que l'on se figure alors la longueur de cette corde ainsi tressé comme s'il s'agissait du temps, nous voyons comme une continuité temporelle, d'instant a instant; or l'enchainement des faits et des évenements n'est pas proprement linéaire – l'histoire est composé de resuréction, de latence, de temps mort et de lente evolution, de revolutions et de renversement, de longue durée et de constance relative. Soyons clair, et penchons nous sur ce qui suit la concretisation factuelle de nos motivations et actions combinés les unes aux autres: vient la pensée des faits, ses interpretations forcément multiples; l'évenement peut alors surgir en tant que tel: comme maniere de considérer un ensemble de faits liés a une certaine durée, a certains changements ou plutot bouleversements -l'évenement n'est que virtuel lorsqu'il n'est que faits et c'est l'acte de reflexions qui organise les données sur un moment comme un évenement. Or cette interpretation n'est pas purement theorique, la facon dont on interprete l'histoire, ce dont ont en retient et ce que l'on en considère a une influence sur la connaissance, la maniere d'apprehender le monde et donc influence les actions, les institutions, les recherches et decouvertes, influence et participe donc a l'histoire a venir, celle qui se tisse au fil du present – mais aussi donc, de l'interpretation qu'on en fera en suite. Ici l'action paraît se confondre avec l'acte de pensée en lui même, et il est ainsi clair que l'a pensée est acte certe en tant que tel, mais aussi en tant que manoeuvre agissante, comme impulsant d'autres faits ou d'autres trames.
Un monde immense, une conscience qui lui paraît bien plus grande et pourtant enfermée dans une toute petite partie de la réalité, parmis d'autre chairs, en une chair qui nous présente le monde selon elle et son mode de realité, a nous conscience qui ne devrait y rien comprendre, qui n'apparait pas d'aucune facon relié aux choses du sensible en tant qu'elle est pensée et reflexion. Pourtant le réel est bien cela, le monde dans lequel se plonge ma chair, s'il n'est qu'en surface mais que j'en suis tout de même, s'il m'est mediatisé le media reste pur mystere, encombre la raison comme d'une de ces decouvertes qui signe la fin definitive de l'exploration; pire que la fin d'un monde, l'impasse logique, intellectuelle: qu'est ce qui relie le pensant au pensé, quelles sont les transitions, comment peut il exister un media entre sensible et intelligible, quel lien rattache notre conscience au réel, et non pas a un réel-pensé pur produit de notre cerveau et ne temoignant finalement d'aucune réalité commune, d'aucun monde partagé, mais un réel dont je peux par confrontation a autrui m'assurer qu'il est commun au leur, qu'il y a des points d'attaches indeniables et puissants qui relient nos apprehensions du monde et qui garantissent a la logique qu'il s'agit la d'un même monde que l'on observe, que j'accede bel et bien a une parti de l'autre lorsque je communique avec lui, que l'on partage une meme réalité sensible quand bien même nous sommes conscient que le même monde est vue sous des angles differents, selon des experiences unique et personnelles.
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