Souvent, trop souvent on m'affirme, l'air faussement desolé de celui qui pose fièrement ce qu'il croit être conclusion à tout débat: il n'y a pas d'alternative au liberalisme, il n'y a pas de contre-modèle.
Qu'a cela ne tienne. Mais il faut entendre et comprendre les implications d'une telle affirmation. Le libéralisme, en tant qu'ideologie politique et système économique basé et régulé par le marché en vue de l'augmentation infinie des productions et des richesses, est materiellement impossible. Dumoins, si la logique d'un tel système perdure, si la croissance reste l'objectif et l'horizon de toutes politique, alors l'epuisement des ressources naturelles - l'eau, l'air, le petrole, le gaz, la foret...- est inévitable. Dire qu'il n'y a pas d'alternative valable au libéralisme et au neo-libéralisme dont la logique constitue une accélération des processus de marchandisations et de dérégulations de l'économie, c'est dire qu'il n'y a pas d'alternative a l'impasse, c'est affirmer qu'il faut se résigner a détruire notre environnement écologique et humain aux profits de considérations strictement individualistes a courtes vues, et c'est dire que cela est notre unique possibilité, inéluctablement.
Par conséquent, et considérant comme évident les impacts destructeurs de nos activités et de leurs fonctionnements orientés uniquement selon les « imperatifs » de rentabilités; considérant évident les risques liés a l'accaparation des ressources nécessaires à tous par quelques fortunés; considérant l'évolution des conditions de travail et l'accroissement en accélération des inégalités économiques entre les pays et aux seins des pays; considérant cela au moins, accepter le libéralisme revient à préparer la ruine et l'autodestruction d'un systeme d'oppulence dégéneré et incontrolable, car incontrolé.
Or, la prise de conscience qu'est la considération écologique de la production et de l'activité humaine, si elle ruine les ideologies libérales et marxistes, ne doit pas conduire un individu sensé à penser que le capital reste la seule valeur digne de confiance, que la liberté du marché est la seule perspective. Cela ne doit pas amener a conclure que le liberalisme et ses nouveaux avatars affamés reste les meilleurs des systemes réalisable. Non! Comprendre que le monde, la planete contient des ressources limitées et surexploitées, une population de plus en plus importante, comprendre qu'il existe une communauté de destin entre les individus, les populations et les continents, c'est comprendre qu'une reflexion s'impose urgement afin de définir les contours d'une société et d'une économie qui serait compatible avec la survie et le bien-être de nos descendants et de générations actuelles. Cette reflexion s'élabore déjà, plusieurs personnes, associations voire partis politique entamment et dégagent les enjeux les plus immediatement importants, les solutions qui s'imposent dès maintenant.
Souvent, il suffirait d'appliquer les lois et conventions internationnales: respecter les engagements. Car il ne faut pas penser qu'il n'existe aucune mesures qui ne soient mis en place pour repondre au probleme de l'ecologie, ou de la pauvreté et misère: beaucoup de lois existent, peu sont appliqués ou ont de valeurs réelement dissuasives. Aujourd'hui, il faut agir véritablement, il faut que les actions ait une réelle influence sur toute notre facon d'organiser l'économie, et c'est là une formidable occasion de repenser la démocratie, le débat et le lien social, qui ne peuvent se dissocier d'une économie véritablement au service de l'Humanité, des générations actuelles et a-venir.
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