Vaste foutoir où s'entassent les esquisses de mes réflexions sur les brouillons de ma litterature...Et c'est parti, j'écris, je bois. Je n'ai rien a fumer, sachez-le. Qu'ecris-je ? Peut être le lirez vous. Que bois-je ? Du mauvais vin, de l'herault, comme apparue dans mon coffre – car il est rare que j'achete une mauvaise bouteille ailleur qu'en epicerie et a un moment ou je ne souhaite pas la boire. Qu'importe, la voici venue a ma porté, et je l'ai debouché bien que seul. Je n'aime pas vraiment boire seul, pourtant il m'arrive de me laisser glisser vers ce plaisir fuyant mais distrayant de l'alcoolisme solitaire -mais lorsque j'agis ainsi, c'est que j'envisage d'ecrire. Quoique ce soit, ecrire. Et dire que maintenant j'ai l'outrecuidance de diffuser, de mediatiser ces ecrits, meme lorsque ceux-ci n'existe que part une impulsion non-maitrisé, par souci de distraction et selon un attrait qui m'est toujours apparus mysterieux: l'envie d'ecrire.
Rassurez vous, ce soir je n'est pas vraiment envie d'ecrire sur l'ecrit et l'ecriture comme il m'arrive souvent lorsque je me lance ainsi dans l'expression sans pour autant avoir un quelconque sujet a traiter. Pourtant, et j'aurais du m'en rendre compte bien plus tot, il y'a toujours mille questions qui trottent en mon cerveau, comme cherchant quelque issue: or en voici une, l'ecriture. Il s'agit donc pour moi de me concentré a ce qui m'interresse. Beaucoup m'interresse. A ce qui m'intrigue ? Il en ai de meme. A ce qui me pertube peut etre ? C'est qu'en ces cas j'ai quelque difficulté a etre clair, et mon propos ne m'aide guerre a illuminer mon idée.
Qu'importe, puisque je suis lancé...
L'être, certes, mais le mouvement et la durée, et cela appliqué a l'être et a tout genre d'existence, voilà un point sur lequel ma reflexions ne semblent pas progresser.
Me voilà, moi, inscris comme tel dans la réalité; mon essence est innaccessible, absolument, tant a moi meme qu'a un autre. Je ne sais si je ne suis qu'une conscience ou si ce corps qui l'accompagne avec constance a toute légitimité a se revendiquer être moi. Je ne sais ni ce qu'est ma conscience ni ce qu'est mon corps, je n'en n'ai q'une vague experience, surement a peu pres semblable a la votre – et rien ne m'est dit sur l'essenciel, sur ce qui me permettrais d'envisager une explication, ou bien et a defaut, un probleme clairement defini. Je ne comprend pas comment ma conscience se deroule dans le temps, je ne parvient pas comprendre comment mon individualité peut perdre toute unité en dehors de ma memoire de par ma participation a la durée. Je suis changeant, certes, je suis changement peut etre, mais qu'est ce a dire ? Si aucun de mes etats ne peut etre dit constants, si chaque instand qui s'ajoute a un autre ajoute a mon present l'empreinte indelebile d'un passé; si par conséquent je ne suis pas succession d'etats d'ames mais pure continuité et changement, alors je me perd, alors je n'arrive plus – mais a dire vrai je n'y suis jamais parvenu – a me concevoir, a comprendre ce que je suis. Et pourtant, je suis. Et pourtant, j'ai sans cesse l'experience de ce que je suis. Et pourtant j'ai conscience et raison a l'appui, temoins et signes de mon être, outils de comprehension mais insuffisants a se comprendre ou se conscientiser eux meme...
voilà ce qui mpe pertube: si je sais que j'existe, j'ignore presque tout des modalité de mon existance. Pire: j'en ai l'experience mais non la connaissance ni la comprehension. Je ne parvient pas a me isser au dessus de moi meme, cela surement car il m'est impossible d'echapper a la durée, a l'ecoulement du temps, il m'est impossible de m'extraire de l'ecoulement continue dans lequel toute conscience est posée, et a partir de la je me sens comme bloqué, acculé a l'impuissance reflexive.
Le mot adequat pour depasser cette apparente impasse semble être celui de l'intuition: puisque je n'arrive rien a comprendre de la réalité ou de ma conscience lorsque je les replace là ou il existe, c'est a dire a travers le temps, mais que pourtant je vis l'experience de la réalité et de ma conscience, alors il me faut parvenir a l'intuition – de la réalité et de ma conscience mouvante fluide et changeante. Je ne sais pas vraiment ou sont parvenue les philosophes ayant posés ce probleme a notre entendement, je sais encore moin ce que moi pourrai en faire...
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