L’Orgueil est un moteur universel
L'arrogance, la jalousie, le mépris, la suffisance, la colère, le sarcasme sont les rejetons de orgueil
L’Orgueil est le croissant noir de nos passions
La petitesse, le ridicule, la puérilité ridée, le maquillage, le mensonge et la honte sont les fruits de orgueil
Parle-t-on sans orgueil, sans arrogance ? Nos arguments sont-ils des alexandrins ou bien des coups, des armes ? Peut-on agir sans prétentions ? Peut-on s'aimer sans suffisance.
Parler, discuter est presque toujours un conflit, plus ou moins latent. Du moins lorsque l'on ne parle pas du temps. L'échange se fait souvent discrètement confrontation. Est-il possible de s'exprimer à l'orale d'une manière non tronqué, non rongé ? En peu de temps, nous nous retrouvons à répondre à nos intonations, nos gestes, et non plus à nos discours.
L'écriture est pour cela une forme d'expression qui possède ses qualités propres: dépasser la tendance conflictuelle de la discussion, avec comme médiateur l'écrit. L'expression se libère par là de nombreuses entraves, pourtant, Arthur ne me semble pas avoir tord lorsqu'il dit que la communication s'appauvrit d'autant. Ou plutôt, la bilatéralité de la communication se perd, l'échange et le partage mutuel deviennent alors au contraire unilatéral, en sens unique. Orgueil reste cependant dans l'écrit, il a simplement une forme plus médité, plus consciente d'elle même, moins soumise aux aléas de la conversation.
Pour prendre exemple, si Ludovic avait eu à écrire sa discussion, s'il avait pu réfléchir un peu son propos comme lorsqu'il écrit un dialogue, il n'aurait pas dit de suite qu'il est écrivain. Pourquoi ? Parce qu'en faisant ainsi, il peignait son discours d'un air plaintif, vexé. Son intervention dès lors parait ce qu'elle ne veut pas être. Et plus, il est immédiatement blessé dans son orgueil, puisque sa parole lui échappe, et son apparaître aussi. L’orgueil, l'amour-propre peut être, se trouvant la plupart du temps être mis en jeu lors d'une conversation, est facilement heurté, et alors le ton devient tout autre, les positions de chacun, si elles étaient tout d'abord égales, se teintent alors d'une hiérarchisation subtile: l'inhibition est renforcé d'un coté lorsque la parole se libère et se raffermis de l'autre. Orgueil eu un tout autre rôle dans une narration ou un dialogue: Ludovic aurait présenté son discours plus habilement afin que son propos soit mieux entendu par le lecteur. Ou pas.
Bien sur, dans une discussion, la réponse est toujours possible, et les attaques peuvent entraîner une colère suffisante pour trouver encore les mots et l'attitude afin de renverser la situation.
Aucun commentaire pour cet article
Commentaires