Devient-on libre ? Se libère t-on ? De quoi avons-nous a nous libérer ? Comment ? Pourquoi serions nous prisonnier ?
Depuis combien de temps n’ai-je pas bu alors que j’écrivais ? Je commence à écrire, et aujourd’hui m’est revenu l’envie qui lui était lié plus fréquemment il y à peu encore, boire.
La condition de l’homme, en tant qu’être en devenir, en perpétuelle construction, mouvement et changement, et en tant qu’il débute avec peu sur ce monde, l’air de peu et capable de rien ou presque, il faut convenir que celui-ci n’est pas plus libre qu’une autre chose lorsqu’il advient.
La morsure de la vie, le poids la sueur les crispations et la puanteur de la chair… La croissance, l’énergie, l’élégance fat, la puissance solitaire ou la conscience la collective, l’amour, l’air et l’altitude, la morsure de l’aube…
La déchirure de l’existence nous prend en jeune age, et il faut nous départir de nos instincts carnassier et prédateur, non pour praire en troupeau sous la houlette du berger et de son étoile, non pour voûter la droiture de notre noble posture ou pour trembler, au doigt et à l’œil, mais afin de trancher sereinement, afin d’abattre de nécessité. Les blessures sont des cicatrices encore vives, et leurs sanglots nous font pâtir. Mais que les larmes fassent croûtes, que coagulent nos tristes passions d’un rouge vif au noir brillant, forment terres connus, pétrissent ennemis apprivoisés.
Comment excède t on ce que l’on est ? Par quel moyen accroît on ce qui nous constitues dans le tout, ce qui trace à travers siècles les lignes scintillantes de notre singularité, de notre unité et transcendance ?
Faudrait il recourir à la littérature pour posséder quelques lueurs qui nous viendrait tirer nos tristes états d’âme égoïste vers les médianes et extrêmes de l’existence, de la conscience et du destin ? Faut il philosopher pour espérer rencontrer un jour les hautes raisons stratosphériques ou souterraines qui sculptent les millénaires de leurs visions, de leurs sens ? Faut il déchirer a l’encre noir les blanches toiles, projeter à travers bras et gestes les mouvements de notre âme ? Faut-il se confesser et s’étaler à la plume tel du beurre réchauffé à la tiédeur d’un soleil pale et lointain ? Faut-il persévérer à exister aux travers des formes de notre individu alors même que celles-ci sont refoulés par les autrui de la cité ? Faut il quêté vers le lointain et l’horizon ? Doit on toujours regarder ou l’on marche ? Marcher droit ? Et dans le droit chemin ? Point de raccourci, point de détours, que des destins tracés par les pas de ceux qu’ils s’essaient à suivre.
Vois ou se posent tes pieds et tu ne saura ou tu vas ! Vois ou se posent tes pas et la courbure sera l’aisance ! Fixe le sol et méprend toi de ma grandeur, méprend toi de cette lueurs célestes qui parait auréoler les bustes fiers.
Carnassier, non ! Fuir les moutons et ne point s’en rassasier!
Berger, non ! Fuir les moutons et ne point s’en rassasier !
Chauffé de laine et abreuver de lait, non ! Fuir les moutons, et ne point s’en rassasier !
Herbes vertes sur prairie tranquille, non. Fuir les moutons, et ne point les rassasier.
L’instinct grégaire ou celui de la domestication n’ont jamais été étudier mieux que sur les bêtes à deux pieds: la folie hystérique et mégalomaniaque des uns entraînant la folle bêtise et frénétique masochisme des autres - question de charisme dira-t-on.
Devient-on libre ?
La sociologie était-elle la science politique de la gestion des déterminations des individus et des masses afin de rendre possible une victoire des nobles riches sur l’échiquier démocratique ?
Pédagogie, communication, dialogue, écoute. Démocratie. Informations, sondages, majorité, promis programme, bipolarisation. Démocratie. Abstention, extrême, rue, bistrot, nous. Démocratie. Urne, isoloir, rideau, télé, journaux, web pulsing, impôt, moi.
Démocratie et liberté ? Quoi, tu la veux ta liberté, ta souveraineté: la voila, on n’a qu’a dire que je te représente si tu vote pour moi. Ça roule? Ça grince. Bâton ! Bâton ! Bâton !
Liberté et libéralisme ? Émancipation par la carrière ? Élévation économique de nos potentiels actifs ? Rentabiliser son corps, son patrimoine humain, ses muscles sa sueurs sa chatte et son sang ! Être fièrement dresser sur les cadavres concurrents, victimes entassés puis enjamber par nos talents dans la lutte et la compétition, que les plus féroces saignent les faibles s’ils en tirent bienfaits, et qu’ils le fassent avec la générosité de rendre ainsi utile à d’autres ces parasites loqueteux. Libéralisme et libéralisation de l’économie, des mœurs et de tout le reste si ça rapporte: une fosse, un terreau moisie ou nos restes servirons d’engrais aux espèces qui auront survécus à la notre !
Liberté et amours ? Des cons sensuelles, rideau rose pour barreau de fer
Liberté et communauté ? Des consensus. Poignet de mais, aussitôt mains menottés.
Liberté et pulsion ? Des cons et insensés, des coins sans lumière qui nous happent.
Liberté et sexe ? Des cons en sus. Liberté tendu, dressé, voila une pointe de notre être qui nous élance on ne sait ou.
Liberté et responsabilité ? Des compromis et des promesses cons.
Liberté et égoïsme ? Et solitude ? Croupissement desséchant et errance vaine dans nos labyrinthes vertiges.
Devient on libre ?
Désirons nous être libre ? Si oui, et s’il s’agit là d’une résolution existentielle, une façon de nous définir une trajectoire, une manière de s’élancer plus haut, ou de creuser plus profond, alors nous ne serons jamais entièrement soumis, alors les chaînes natives rouillerons jusqu’à céder au contact acide de notre sueur, se rompront à la pression de nos muscles tendus et survoltés.
Être libre, prendre conscience de ce qui nous affecte et pourquoi. Être libre, Agir, Vivre, se tenir droit.
Les prisons et leurs gardiens qui nous apprivoisent ne sont plus liés à notre nature -instincts impensables- ou à quelques transcendants. Les prisons sont des glaces qui réfléchissent notre médiocrité, et ce faisant, soit nous accablent soit nous dirigent lentement vers les parois plus opaques et obscures. Nos chaînes sont celles, dorés ou argent, que nous portons à nos cous, sont celles, dimensions duelles, de nos écrans télés. Nous sommes prisonnier de notre faiblesse. A genoux, toujours: devant les croix tachés de sang ou de haine, devant le marché et les idéologies, sous les étoiles et le destin, à genoux devant les prêtres, les rois, puis les medias, les immenses surfaces commerciales, les économistes, la majorité. A genoux, jusqu’à ce qu’ils saignent tant que vous ne puissiez vous relever. A genoux, et que vous épaules s’y joignent, faites dos ronds, et craignez jusqu’à croiser le regard de ceux qui donnent leurs bottes à lécher, leurs bites à sucer, et leurs châteaux à entretenir - la courbure est posture universelle.
Devenez libre.
Apprenez de vous, en vous, par les autres et non contre eux. Apprenez de l’immensité, apprenez de la rage et de la peur ce qui en vous peut produire la puissance. Apprenez l’immensité infinie du beau, et du beau comprenez l’amour. Par l’amour, inspirer vos élans, aborder les savoirs et les philosophies, par l’amour, parcourez la poésie des lignes et du monde. Par la connaissance, et son infinie domaine, concevez votre ignorance, et celle-ci ne vous dirige alors plus. Devenir libre. Battez vos propres sentier, mais ne sacrifier pas ou parterre de fleurs ou un arbre centenaire pour prétendre allez là où les autres n’osent pas aller.
Circonstances. Déterminations. Influences. Hasards. Concomitances, coïncidences, carrefour. En Train ? En Route ? A travers Champs et forets ?
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