. Le travail et l'effort comme relation concurrencielle, l'exigence d'efficacité, de rapidité et de rentabilité immédiate -qui miserait aujourd'hui sur l'avenir ?- sont les conditions à un développement d'une société du dopage généralisé. Caféine, cocaine et speed, viagra, sodas schampoings cremes et pillules « énergisantes » d'un coté, tabac, alcool, cannabis, antidépresseurs et somnifères de l'autre, assurent à notre socio-économie une stabilité, une dynamique et une efficacité à laquelle elle ne pourrait prétendre si ces drogues ne faisaient leurs effets. La religion est tombée, l'opium est de nouveau l'opium du peuple. Mais la chimie ne se consomme alors plus uniquement en vue d'endormir et d'adoucir sa rage et sa tristesse, mais aussi et de plus en plus pour accroitre son potentiel compétitif... Notre sur-homme a les narines les poumons et le foie encombrés. La compléxité de notre économie mondiale, l'aléas des fluctuations des valeurs et le reseaux de pressions politico-médiatique ne laissent pas oisifs les nouveaux compétiteurs modèles de la suradaptation au Marché-Monde; si les golden-boy et PDG sont bien huilés c'est aussi parcequ'ils sont des rouages fortement sollicités. L'aliénation n'est pas l'exclusivité du laborieux exploité, au contraire, les laborieux riches et « récompensés » n'ont que moins conscience de la vacuité de leurs determinations et de leurs richesses - eux, pensent parfois être heureux et enviables. Leur aliénation au travail se vie avec ambition et esprit de sacrifice, leur aliénation à la consommation s'hypertrophie sans fin, et manifeste le developpement parallèle de leur égoisme irrationnel. L'alcool leurs sert alors à l'éloigement de soi lorsque la coke les rapproche d'une participation optimum au système économico-séléctif.
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