Vaste foutoir où s'entassent les esquisses de mes réflexions sur les brouillons de ma litterature...
Jile est par terre, sanguinolant. Jile, à terre, bleu de contusions, cicatriseux, sale, est sur terre - oui, le voila terrestre, le voila terre à terre.! D'ailleur, c'est la terre elle meme qui lui serre de couche, c'est de terre qu'il se couvre, c'est de boue qu'il se trempe, c'est de trampes qu'il s'est couché... Couché ? coatché par sa violence, meurtris des violences assumés qu'il provoque, couché sous l'horizon, il contemple la laideur de sa souffrance sanguinolante. Ah ! sanglant visage, comme tes traits sont révocables ! Comme ton innocence se déchait promptement... Combien de mutations t'as t on fait subir; combien de coups as tu consentis pour te voir ainsi défigurés - figures-toi la bienséance de ton agir, ton action qui t'as fais plonger dans ses méandres rougeoiant - voila ton liquide qui s'épand, vitale mais abondant - il se reconstruira, ainsi que ton être, et tu ne mouras pas...
Jile se relève, toujours droit et fier - cela, il l'a toujours été - il se redresse, alors que touchant le fond - comme on dit ! - et se met à rire. Il rit, et son rire amplit les tenebres de son être et du monde; et son rire conclu sa souffrance comme abnegation de son être. Car ca y est, il a assez souffere, il est assez souffrant - il à touché le fond avec tant de véhémence qu'il à rebondit; il rit... Et son rire suffocant remplit les vastes espaces clos de ses pensées morbides - et son rire décomble son envie de souffrir, jusqu'a un détachement parfait. Parfait ?! Voyons !.. Le voila riant, le voila extasié de son propre rire. Mais qu'est ce que le rire ?! Jile, tnébreux mais empris d'un rire jubiliant, pensa au rire:
- Ah ! qui es tu !? Qui es tu !? O impromptu, o ténebreux, qui es tu !? Voila que tu secousses en moi les nerfs affaiblis des contrictions que je me suis fait portés; es-tu instance à me faire dépasser mes souffrances, et mes envies de déchéance ? Est ce toi la fin de toute chute, ou bien seulement de la mienne ? - lorsque l'on s'écrase, se met on a rire?!?
Rire de soi, sourrire de nos tristesses – voilà qui est possible, voilà une des conditions de notre sentir-libre, de la force de notre volonté. Rire, rire de la foule des faibles gens contristés de leurs bonheurs futiles; rire, de soi et de nos malheurs futiles. Rire des autres, à condition de rire de soi; que nos sarcasmes envers la pleutrerie, l'inconstance, les frustrations de l'esprit de démeusure et de jalousie, les tourments sentimentaux, que tous nos sarcasmes envers le genre humain et sa tiede bassesse se retourne contre nous lorsque nous pleurons le présent et craignons l'avenir ! Rire des autres, non par plaisir de l'humiliation et pour la jubilation du ridicule, mais rire des autres pour mieux rire de soi, pour enfin rire de nos rires fats, et sourrire ainsi à l'infinie, de nos détresses comme de nos enthousiasmes; non pour ne plus croire en rien, mais pour ne plus croire en ce qui nous rend plus faible, pour ne plus se complaire de l'apparat de notre force et de l'illusion de notre distance.
Voilà un espoir de joie: déplacer notre regard ironique sur notre propre mal-être; et contraindre notre vanité à un plus juste orgeuil - rions de notre croyance en nous même, ou de notre piteuse et pitoyable désésperance... Sourions à ce qui nous blesse: pensons ainsi: voilà qui me signifie la vacuité de mes discours, voilà mon doute qui trepigne au fond de mon antre hargneuse, voilà, me voici encore empétré de ce que je voulais vaincre et expier...
Apprenons du rire imbécile qui nous raille – c'est peut être notre fierté qui amuse ainsi, mais quoiqu'il en soit ces rires me harponnent, voilà qu'ils me fouettent au visage mon rapport nauséeux et servile aux regards de la foule imbécile ou d'un seul anoblie. Lorsque je rirais d'être moqué, des moqueurs, de la moquerie et de la chair en moi qui s'en émeut, alors celle-ci ne se calmera-t-elle pas ? alors n'aurais-je pas l'envie de remercier tendrement les imbéciles farceurs – si je ris de moi, qui pourrait être encore blessant s'il m'accompagne ? Ne rirais-je pas alors de lui, de moi, de nos rires et de nos vastes distances ?
Rions, freres, rions gorge ployé, d'un sourrire souterrain qui ne défigure pas nos traits fermes et sages ! Rions, freres, rions de notre vouloir embryonnaire – rions de ne pouvoir se taire ! Rions de ne pouvoir se hisser plus haut dans le serieux qu'en riant. Mais rions calmemant, nous ne voulons pas cotoyer les hiennes; ni ceux qui croient troner sur leurs sarcasmes: notre rire nous abaissera vers nos plus hautes cimes, là ou nous ne pourrons plus nous empécher de sourrire de l'autre, et par là même ou nous ne pourrons nous contenir de sourrire de même."
- Ah ! rions ! Moi, je ris ! je ris de mon élégance à quéter le beau, je ris de mes espoirs de jouissances tranquilles, je ris de mes découvertes scabreuses, de la souffrance éprouvée ! Mais voila, je ris, et ne cherche plus qu'a rire ! Se détacher de tout - Mieux, etre détaché de tout !! Me voilà encore changé: je ne cherche plus à souffir, à etreindre ma chair de ce qu'elle peut endurer et rensentir... AAAaah ! Moi ! Moi, je ris de moi ! Me voila, les os boiteux, les muscles tendus, le visage déchiré, l'expression déformée de mon passif acharné de violence- de confliction physique ! mais je ris...
Tenebreux Jile...
Le voilà, érrant, l'air perdu, l'air ailleurs, un sourrire sombre fixé au visage. Détaché, en fait et en conscience: lointain, souverainnement lointain, comme perché au dessus, et penché sur lui même, et ce qui l'entoure - il rit... L'existence n'est plus alors l'étalement sompteux de réalités esthétiques voilées au regard du commun des vivants; l'existence n'est plus alors l'accomplissement d'une experience corporelle; l'existence n'est plus que l'enchevetrement d'absurdités, de contradictions, d'illogismes, d'irrationnalismes, d'incomprehensibles, d'inaccessibles, d'incohérences, de risibles cacophonies disharmoniques..
-Ah ! nouveau réel, qu'elles sont tes promesses ? Aucune, une detresse sacadée, un cynisme joyeux ? Que ne puis je rire de moi ? Mes conviction s'effritent sans cesse, mes approches du monde ne satisfont jamais ma conscience, ne comblent jamais mon inexistence, mon néant, ma vacuité existencielle ! Que ne rirai-je pas ? Puis-je critiquer sans me nier ? Rions. Puis-je évoluer sans m'embourber ? Rions. Puis-je voir sans baisser mes yeux, sans cligner des yeux, sans loucher ? Riez avec moi ! Rions tous !
Et il errait, proférant ses discours décousus, expiant son sarcasme. Il déambulait, joyeux, parmis les zombies qui l'entouraient. Il cernait leurs regards - tendres, méprisants, déplorés, génés, fuyants, moqueurs- il proferait ses sarcasmes, il prophétisait les notres - il conjuguait conscience émancipé et amusement névrotique.
- Car vous rirez, vous rirez avec moi, apres avoir rit de moi ! Et ce rire sera douleur et apaisement à la fois, et ce rire sera violence contre le réel et contre vous qui y êtes attaché ! Ma folie vous parait niaise ? Pathologique ? Non, vous, êtes les niais, êtes les souffrants, êtes les névrosés ! Comme je suis loin de vous, et vous de moi ! ô, comme je ris de vous et vous de moi ! Rions, mais je vous prie, sachons de quoi !
Et le regard lubrique, voila Jile, le moqueur, qui sombre dans ses pensées. _Ô, Jile le rieur, à quoi penses tu ? Tu penses à ta situation, comme à ton premier changement, tu penses à notre situation, à la situation de ce monde. Jile, tu penses à confondre le réel avec le ridicule, tu cadres nos existences dans la sphère du vain, tu flechis ta conscience vers sa propre origine, tu reflechis. Mais Jile, tu n'es pas que pensant, tu dois agir, dumoins tu agis quoique tu fasses - tel est le lot de l'être conscient - et que faire, hilare comme tu l'es ? Jile, il n'y à pas d'espoir dans le rire, et son détachement n'est pas moins ephemere que celui de l'esthetique..
_Ton rire est bordélique, tes spasmes me répugnent ! Quelle est ta suffisance ? Celle d'avoir fixer ton insuffisance ? Ris de toi, avec plus de sévérité que sur tout autre ! La condéscendance de ton rire leurs est reservé, pour toi, il n'y a que sévérité à avoir ! Qu'est ce qu'un rire qui ne trouve moyen qu'à s'amplifier ? Un desespoir ?! Une perte de repere ?! Jile, tu es sombre, seul, et singulier, comme toujours. Jile, tu es ivre, tu l'a toujours été. Et c'est cela qui te désopile à ce point, et c'est cela qui te pousse au détachement absolu mais amusé; ton rire est conséquence du désaroie face à l'absurdité de ton existence, des leurs, et des notres conjugués - mais cela ne suffit pas à fonder une régle d'universalité.
- Des médicaments pour dompter l'humanité ?
- inadaptation et désir d'exister...
- Adaptation et désoeuvrement.
- la mécanisation de l'humanité, ou l'adaptation à la modernité...
- la peur comme arme politique.
- Faut-il avoir faim pour se révolter ?
- l'homme supérieur et le sous-homme ?
-publicitaires: les experts de la soumission mentale...
- l'illusoire plaisir de la consommation
- la publicité comme reflet de la
décadence
. Marchandisation du réel et consumérisme.
__________________
. La concurrence stimule-t-elle les talents ?
. Rationnalité économique et cruauté
structurelle.
. La pauvreté est-elle un crime ?
. Modernisation de la société - la fin des
services publics ?
. De la culture de la rentabilité à la rentabilité du
savoir.
, Libéralisme: l'impasse ecologique
. L'info-spectacle et la banalisation de l'horreur.
. Ruine d'un monde: le faschisme
sécuritaire
. Psychose de masse et Soumission à
l'autorité
-tous serviteurs ?
-Faut il pleurer les bourreaux ?
___________________
. L'école de la selection
. Méritocratie ou reproduction des classes ? .
. Humiliation et flatterie...
. Conditionnement et adaptation
. La volonté de puissance..
. La domestication par la compétition.
. Infantilisme et domestication social.
. Domestication de l'individu.
. Respect de l'autorité.
. Betise et sadisme de la passivité
. Désespoir et déresponsabilisation. .
-Passivité et participation.
. Auto-manipulation et manipulation
. Grégairisme et mimétisme.
. Le spectacle de soi.
. Drogues et société de consommation
. morale et raison: peut on penser une
vertue de l'egoisme ?
______________________
- La chine et son industrie de la mort. les camps de concentration d'aujourd'hui...
-Une loi rétroactive pour enfermer à vie ...
La politique comme art du mensoge - Sarkozy artiste...
Ces politiciens qui détruisent, ces lyceens qui luttent et ces citoyens qui
regardent...
JO en Chine: les "démocraties" font tomber leurs masques ?
Plus de moyens pour l'école, mais surtout...
Mai 68 - Mai 08: 40 ans de défaite ?
La justice, le mariage et la virginité...
Alors, libéral le PS oui ou merde ?
Commentaires