Identité fuyante... Identité trompeuse, identité mouvante... S'entrecroisent en tout esprit des persperctives divergeantes. L'être n'est il qu'un devenir ? L'être s'évapore t il lorsque l'on considère le devenir de toute chose, de toute concience ? L'idée de l'être n'est elle rien, n'est elle qu'une fixation du mouvement perpetuelle par la conscience ? L'être est il une abstraction de l'esprit ?

Dire qui je suis, parler de soi comme d'un present, qui évolue certe, mais dont l'evolution même forme l'identité d'un intemporelle, l'individu, est-ce bien nous définir ? Mon identité est une formation de ma conscience, une tentative de figer en unifiant, un moyens de reduire les conflits internes, les contradictions de nos états, à un tout, à un ensemble cohérent. Puis-je réelement me comprendre ainsi ? Mais comment se comprendre autrement ? Le probleme est: comment se définir comme un tout-qui-dure et qui change ? comment, à l'inverse, se definir si ce que nous sommes est conflictualité absolue, rapports de forces internes, indeterminables et fluctuants ?

La conscience est quelque chose comme la connaissance de notre durée, de notre continuité dans le temps au travers un presents. La conscience est donc pur mouvement, qui s'enchaine au present fluide et vagabond, notre conscience est notre présence au présent et notre mémoire de ce présent dépassé. Qu'est ce qu'un individu à ce compte ? Une forme vague et aléatoire, contrainte à s'esquisser contre l'infinité des pressions qui la composent et l'environnent ? Ce n'est pas là s'identifier, à ce compte, on ne peut plus parler d'identité, ni d'individu. Une individualité c'est une différence, mais qu'est ce qu'un individu sans cesse incertain, perpetuellement fluctuant, y a t il contradiction entre individu et individualité ?


Je me rencontre sans cesse. Qui suis je ? - la question se repose toujours - mais si je ne suis qu'un vent, capricieux, vagabond, querelleur, incertain, sans direction... Si me retourne vers moi même dviendrais cyclone, tornade ? Puis je m'etirer a l'infini, vers nulle part, varier mon altitude et ma temperature, sans que rien ne se contruise, sans que je ne m'établisse, m'echafaude, m'oriente ? L'homme est il un mouvemnt sans boussole, nos consciences un feu sans foyer ?

Je me rencontre sans cesse. Je ne me connais pas. Je commence à douter que cela soit possible. Je ne suis pas fou, la folie est perte de conscience, moi je retourne son regard sur elle même, je me reflechis. En cela, je suis moins fou que la plupart d'entre nous - rassuré d'un fantome-moi identitaire, la conscience noyé dans sa propre durée, incapable de prendre ses distances, ni même d'essayer, tous ces fous, affamés d'être ce qu'ils croivent être, ce qu'ils pensent vouloir devenir, sans jamais plonger dans l'abyme, sans jamais s'interrompre dans leur innocente certitude de n'etre qu'un et non multiple, pluriel, tous ces fous, transportés par leurs durées sans pouvoir la contempler, l'interroger, sans pouvoir se détacher de l'instant, eux qui le considère comme eternel. La conscience n'est pas chose également partagé.

Que peut elle atteindre, cette conscience que j'ai d'être, et parfois de devenir ? Et une fois qu'elle se sait elle même une chose en devenir, une continuité fluctuante, sans cesse transformé par son présent et par l'équation de son passé, atteint elle son point critique, son ultime limite ? - la connaissance d'une ignorance infranchissable, la connaissance du fossé qui sépare cette conscience d'un moi au soi que l'on est effectivement. On ne touchera jamais le fond du réel.


Est ce du corps que se developpe notre conscience, est ce à partir de lui ? La conscience est elle lle souvenir de nos sensations ? La conscience est elle une sensation ? la memoire leurs traces, leurs echos ? La sensation est un rapport intime à notre être-devenant, la conscience semble être un distance à cet être, et pourtant, elle parait la sensation de notre durée, de notre écoulement. Notre devenir-étant ne se replique pourant pas d'un instant à l'autre, il est toujours en relation avec le reste - interieur et exterieur - il se meut toujours avec le temps, non pas à son rytmhe mais avec sa fluidité - il n'y a pas d'instant, ni du réel, ni de l'être, tout est mouvement. Notre concpetionde l'individu est cristalisation. Notre rapport à la durée est toujours celui du progres, de la construction. Qui se construit !? Qui s'aboutit !? Pour qu'il y est construction de soi, ne faut il pas avoir un plan, et un architecte qui le concoive - mais si cet architecte c'est nous meme, alors nous étions donné d'avance; et si cet architecte est multiple, exterieur et changeant, alros qui croira encore être stable, qui parira sur ses fondations ? Pour s'aboutir, c'est pire encore, car il faut , en plus d'un plan ou d'architectes, une fin, un but atteignable où alors la stabilité reprendrait ses droits ! Devenir soi ?! Qu'est ce sinon un non-sens ? Nous sommes ce que nous sommes, et nous nous transformons continuellement, comment croire qu'il y ai un terme a cela ? Et pour ce qui ne parle pas de termes mais d'évolution, d'ou vient votre foi envers le progres ? Niez vous la décadence et le desaprentissage, la reggression ou la chute, le vieillissement ?


ô; mais si je n'évolue pas, ou vais je ? Si enfin je rompt cette image falacieuse et infondé d'une existence qui gravit son echelle, si je me sais ne pas necessairement m'élever, alors certes j'aurais pris quelques hauteurs sur moi même, mais je ne saurais plus ou j'irais, et je saurais que je ne peut par moi meme le choisir.


Je creuse, je m'enfonce, je m'enlise...



publié dans : [ cogitations et philosophie ]
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Commentaires


Bonjour eno, Je ne vous connais pas mais je peu avoir une idée de qui vous êtes,  une idée statique de ton être, alors que vous vous posez la question en fonction de vos connaissance de votre être changeant et agissant. Je croix que la question qui suis-je? est mal posé car la vrai question qui ce situe à un niveau  significativement plus informatif est, qui somme nous? ce qui confère un aspect collectif plus important qui ne peut être répondu sans répondre à la question qu`elle est notre  responsabilité collective humaine. l`être ne peut s`acquité seul d`une responsabilité ultime ce qui ne veut pas dire qui ne peut la connaître et par conséquent la résoudre.  Merci pour votre article

commentaire n° : 1 posté par : Akla le: 19/03/2008 04:38:35

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