Un débat, pour être qualifiable de démocratique, implique la participation des citoyens à la discussion.
Cette participation est fictive dans notre Démocratie: le débat est l'affaire d'experts et de politiciens, et il est médiatisé, c'est à dire qu'il se tient à distance et impose donc au citoyen un role de spectateur. Le peuple est consulté par des sondeurs, dont il ne faut douter de l'efficacité à interroger les aspirations d'echantillons censé être representatif, et les projets politiques sont communiqués avec pédagogie -démagogie ?- afin que chacun choisisse finalement. Mais ce choix n'est pas réelement libre, car si tous individus possedaient les moyens d'un jugement libre, c'est à dire informé, alors il n'y aurait aucune raisons de réserver le débat à des experts. Ainsi, nous savons que ce choix n'est pas à proprement basé sur une argumentation politique et une vision sociale cohérente, elle n'est d'ailleur pas censé se prononcer sur ce qu'il lui semble l'interet général mais plutot sur ce qui lui semble le sien; ce choix se base sur une composante affective, d'ou l'essort des conseillers en communication, et sur une compréhension partielle des enjeux et des possibilités. L'exclusion du débat est à l'origine d'un désinteret du débat politico-médiatique, et donc d'une méconnaissance des problèmes et solutions qui pourraient être apportées afin de réduire les inégalités économiques culturelles et décisionnelles. Un cercle vicieux ? Les conditions actuelles d'un débat politiques indiquent à tous le contexte de leurs liberté d'élécteur: ils doivent décider de ce qui les convaincs le plus parmis les discours prononcés par les élites politiques, économiques et scientifiques, et médiatisé par l'intermediaire d'élites journalistiques. Il ne nous est donc pas demandé de réflechir et d'avancer des idées, des propositions ou des critiques, ni non plus de réelement comprendre le fin mot de ce qui nous est affirmé: ce que nous devons comprendre, par exemple, c'est que la croissance est nécessaire à l'élévation du pouvoir d'achat, à l'emploi et à la reduction de la dette, et que pour qu'il y est croissance il faut que les entreprises soient libres de payer moins d'impots, de toucher des subvantions, de licenciers et de délocaliser facilement, il faut que les employés travaillent plus et qu'ils ne fassent pas greve. Une fois cela compris et admis, il doit donc consentir, et voter pour que ces réformes soient mises en places, grace à ce que la pédagogie politicienne aura permise de comprendre. Et ainsi, le travailleur et citoyen choisit "librement" d'être précarisé et exploiter un peu plus, de détruire les services publiques et de permettre l'enrichissement des entreprises, croyant que tout cela c'est pour le bien de tous, y compris du sien. Autorisons les licenciements pour facilité l'emploi ! Réduisons les impots pour réduire la dette de l'Etat ! Virons des fonctionnaires pour sauver le service publique ! Expulsons les immigrés pour supprimer l'insécurité, et détruisons le sytème de retraite puisque la natalité est insufissante ! Soyons libre de travailler: reduisons le droit de greve !
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Il n'y a pas de décision démocratique. Celle-ci suppose en effet un débat démocratique, et il fait défaut. Le débat médiatisé des experts est un spectacle ou font semblant de s'affronter des opinions qui convergent tous néanmoins vers les même paradigmes (celui de croissance, de l'économie de marché...), ce qui contraint la réflexion du spectateur à considérer certaine données sociales comme innéluctables.
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Les conditions du débat politique, à partir duquel peut s'exprimer la population, sont les signes manifestes d'une manipulation formé par la connivence et la convergence d'interet de l'autorité dominante, afin de concerver cette autorité et de proteger ces interets. Le statut de citoyen est réduit à celui de spectateur et d'élécteur; ceux-ci ne possèdent donc pas les conditions adéquates pour débattre, échanger et ainsi élaborer les moyens de défendre réelement leurs interets, et cela par manque de temps, d'espaces de débats, et par suite par manques d'information, de raisonnement critique... Tout semble fait pour que le citoyen aquiesse bêtement, ou se révolte bêtement, tantot croyant aquiésser pour son bien propre, tantot contestant pour son bien propre - le débat politique apparrait alors comme un processus de division et de séparation social plutot que comme la recherche d'un conssensus en vue de l'interet général, de la protection des libertés et des droits de tous, d'une entente.
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