En France, 7 000 000 de pauvres survivent, ainsi qu'à pu nous le rappeler la journée mondiale de la pauvreté. Parmis eux, bien sur, des millions d'enfants. Mais ce n'est plus la journée de la pauvreté - on remballe, et on se revoit l'année prochaine !

Les expulsions de squatt font partie du noble metier de fonctionnaire de police, ainsi que le démantellement des camps de Gitans, de SDF, d'étrangers et de pauvre en tout genre. Parmis ces pauvres étrangés, des sans-papier - dangereux specimens d'etrangers puisqu'aucun papier n'atteste leur droit d'être en France, pas même, semble t il, la déclaration des droit de l'homme... Ces sans papier, nos valeureux defenseurs de l'ordre sont chargés de nous en débarrasser; nos labos scientifiques sont récupérés afin de modérer leurs regroupement à partir du critère biologique; nos agences de reinsersion professionnelle et les associations d'assistance aux SDf sont maintenant censés les signaler aux prefectures; les écoles, les élus, les pilotes d'avions, les citoyens n'ont pas le droit, sous peine de poursuite, de troubler l'application de la loi; nos conditions à l'entrée sur le territoire Français se durcissent -comme l'ont fait de nombreux autres pays, ainsi que nos legislateur se plaisent à le rappeler- et fait dorénavant usage d'un nouveau critère: l'utilité, "l'immigration choisie", c'est à dire la séléction des migrants en fonction de besoins économiques... Ainsi la traque des sans papiers se généralise, se banalise, et répond à la logique du calcul, l'exigence étant d'expulser au moins de 25 000 sans papiers pas ans... Du coups, les raffles se multiplient: raffles dans les gares, les métros, les bus, raffles prés des associations, lors de manifestations... Voilà qu'on les pièges, avec convocation pour une autorisation de séjour afin d'arrestation.

Quant aux autres pauvres, ceux que la loi autorise à être ici, s'ils sont tout de même étrangés, bien qu'en règles, ils sont perçu par nombre d'entre nous comme des parasites, et trop souvent traité comme tel par les forces de l'ordre. S'il sont bien Francais, ils restent tout de même pauvres... Ainsi, il y en à pour tenter d'instaurer l'usage de bombes repulsives afin d'éloigner les SDF d'un centre ville... Mais ça fait longtemps déjà que certaines lois ou certain decrets prefectorale visent à protéger le confort visuel des bourgeois venant dépenser en centre ville: interdiction de promener plusieurs chiens, interdiction de stationnement prolongé, interdiction de la mendicité... Les magazins, les banques et les elus se protegent commes ils peuvent; ils évitent, par exemple, que l'exterieur de leurs batiments permettent de se proteger de la pluie; ils recouvrent tout ce qui pourrait servir à s'alonger de pic, ils font des bancs ou l'on ne peut pas dormir, ils éclairent fortement les lieux, et ils surveillent...

La pauvreté est donc criminalisée, mais ce n'est pas nouveau. Elle l'a toujours plus ou moins été, selon les époques. Faut il en conclure qu'il est criminel d'être pauvre ? Non, bien sur, cela ne voudrait rien dire. Il faut y voir que l'usage de la loi et la conception du crime sont détournés afin de répondre à des interets sociaux politiques dominants.


En un autre sens, il est possible de considérer la pauvreté comme un crime, mais dont les pauvres sont victimes, et non coupables. Je me souviens avoir vu a la télé un homme dire, chose depuis longtemps évidente, que chaque mort liée à la faim est un acte criminel. Tout le monde le sait, un enfant le comprend: ce n'est pas la richesse qui manque, c'est son partage. La pauvreté est crime, en France par exemple, parce que ce pays a les batiments pour logers toutes sa population, a la nourriture pour la nourrir, et a les moyens de créer ou de financer des structures d'entraides. Sommes nous tous criminels, ou dumoins tous ceux qui vivent plus ou moins confortablement ? En tant que citoyen, nous avons bien sur une responsabilité. En tant que certaine associations de solidarités existent, aussi. Et aussi en tant que nous pouvons surement vivre autrement. Mais le véritable crime, c'est celui du gaspillage, celui de la richesse, et des lois qui permettent sa concentration outrancière; c'est celui de ceux dont le salaire annuel équivaut à des centaines d'années de SMIC, et pour certain, des millenaires - jusqu'a 27 000 pour notre Arnaud de LVMH !





Articles et site en complément.

http://www.liberation.fr/actualite/societe/288648.FR.php?mode=PRINTERFRIENDLY

http://squat.net/fr/news/grenoble311007.html

http://quefaitlapolice.samizdat.net/?p=228

publié dans : [ Actualités politiques et sociales ]
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