Immersion totale dans une raison chaotique, ou dans le chaos de nos raisons tronquées... Nous nous noyons dans le complexe systeme d'autodestruction de notre progres et de notre modernité. Immersion.
La seule chose sur laquelle tous les puissants marionnetistes s'accordent: accumuler et perfectionner les systemes de dominations: armes, industrie culturelle, organes financiers, médias, surveillance...
Tous jouets d'une logique inhumaine - j'entend mécanique alienante et sucidaire - tous moyens d'une fin absurde: saturation, épuisement, décomposition et destructuration des identités et des consciences, des liens sociaux, du milieu de vie... Standardisation, bien sur. Uniformisation ideologique du regard historique, du rapport au present, de la conception de l'avenir; uniformisation dégradante et retrograde des valeurs: Travail, Famille, Patrie, autorité, mérite, modernité, adaptation... Uniformisation de nos espoirs et de nos tentatives d'exister: argent, domination, adaptation...  Bien sur, de même que toute industrie à su creer l'illusion de l'infinité des choix possibles, il nous semble pouvoir être possible d'exprimer ce que nous sommes, mais nous ne sommes que des masses, des categories de travailleurs, des profils de consommateurs, des types d'électeurs.
Un monde ou l'homme domine la nature, puis, se faisant, s'apercoit qu'il domine aussi l'homme... L'humain s'est forgé des esclaves mécaniques, mais se transforme alors lui même en machine, subordonné à sa ferraille - dialectique de l'homme maitre et de la machine esclave ?
Les drames historiques ne nous vaccinent de rien, les maladies evoluent, s'adaptent elles aussi. Le faschisme, c'est à dire toute forme d'autorité et de hierarchie qui ne se justifient que par la force et le conditionnement, n'est pas reservé au siecle derniers - notre Europe démocrate, si elle su s'effondrer, n'est en rien immunisée.
Force ? Police militarisé, surveillance généralisé, fichages et crontroles systematisées... Réclamez vos droits ou votre dignité,  la matraque et la lacrymo sauront vous repondre - et c'est une chance réservé qu'à peu de nation que les balles de nos polices d'europe ne percent pas plus souvent le torse de nos forces citoyennes révoltées ! En revanche, nos armées frappent, tirent et bombardent: elles preservent le joug dictatorial des tyrans alliés de nos anciennes colonies.
Conditionnement ? C'est que ceux là même qui beneficient des carnages possèdent aussi nos medias. C'est que la pub s'essaie à l'appropriation des consciences et des desirs, et reussit avec eclat celle de nos médias- encore eux.
Mais à qui profite le crime ? A personne bien sur. Car ni ses tyrans, ni nos politiciens diplomates, ni nos marchands d'armes et nos proprietaires de presse ou d'industrie en tout genre ne jouissent de leurs folie mortifère:  c'est à une existence minable qu'ils se condamnent, à une vie de merde, à une imbecilité borgne, un sadisme hypocrite, un cynisme glacé, des sentiments révulsés, des convultions puantes enfouient sous leurs stoiques carapaces. Que pensiez vous obtenir de votre prestige morbide, de votre orgeuil angoissé qui s'est substitué entierement à toutes vos possibilités d'épanouissements, de cette eau froide dont vous vous aspergez le visage ? Nerveux, mais l'ambition intacte - comment une cruelle sotise peut elle ainsi s'eterniser ? Conditionnement... Du maitre et de l'esclave...
Contionnement... et adaptation.  Tous s'adaptent, tous acceptent les regles du jeux - qu'elles soient lois judiciaire ou lois du marché, ou même du plus fort - tout le monde ou presque semblent accepter la partie telle qu'on la leur presente, et cherchent avec frenesie et infantillisme à gagner avec les moyens qui leurs sont donnés. Rue de la paix; Case prison; retour à la case depart - lancez les dés si vous souhaiter continuer, sinon vous pouvez bien entendu abandonner, priere de ne pas squatter les batiments vide ni les trotoires au abords de nos commerces...

Et vous, pantin ? Comme moi ?! Vaguement lucide, lachement soumis !? Legerement privilegié, et legerement  révolté ? Quelque peu géné par "tant d'injustice"; "indigné" face à tant de "misères"; psychologiquement démangé par votre passivité mollasse; culpabilisé de votre complicité, de votre individualisme inavoué, silencieux, et cependant patent ?! Eh pantin, il faut bien manger, hein ?! Et puis t'as surement une famille à nourrir, ou pire, un credit à rembourser ? Et bien, faisons tourner la machine, puisqu'on n'a pas le choix ! Ah Ah ! Le pantin ne pense pas pouvoir couper ses ficelles sans qu'il ne tombe ! Conditionnement,  force aussi: la faim, et la peur de la faim, toujours.
"Si l'on ne s'échappe pas, c'est qu'il n'y a pas d'issue !" Labyrinthe infernal, aux cloisons de betons !  Seule subsiste la conscience pour refuge ? L'imagination ? L'art, par exemple ? Non, ce ne serait etre un refuge, ou bien l'oeuve ne saurait qu'être mediocre: l'art est une arme, il doit être le symptome-moteur de l'insoumission. Et l'isolement monologique, la conscience séparé, indépendante et solitaire n'est qu'un reconfort factice, un illusion, une tentative désesperé de bonne conscience.
Et vous pantins des hautes spheres, vous, pantins marionnetistes ? Comme tous les autres de votre espece ? Hypnotisés par les ficelles que vous maniez et par les masses que vous manipulez ou forcez, vous restez aveugle à ce qui vous soumet et vous manipule ? Avez-vous un refuge, ou un petit chien, tel Hitler, par lequel vous vous faites une image de votre humanité ?
Et vous, pantins machines, à qui l'on confisque vos eveils, et vous octroie votre repos que pour mieux vous utiliser ensuite ? Votre sommeil est il assez reparateur aux jugés de vos employeurs ? Dormez vous assez pour être efficace ? C'est que l'on calcul precisément le bien être qui vous est necessaire pour être rentable...

La naiveté est donc d'usage, comme un soutient nécessaire du bonheur. Voire, comprendre, se serait être malheureux - mais le refoulement ne soigne pas la depression ni l'angoisse. Angoisse terrible de n'être qu'un pions, qu'une unité, qu'un objet aisément dispensable ou remplacable... Nous n'existons plus, mais nous nous adaptons. Les capacités d'adaptation de notre espece ont d'ailleur toujours surpris - pouvions nous songer que nous nous habiturions à la cadence nevrotique de l'evolution de nos capacités à disparaitre ? A disparaitre en tant qu'individu, en tant qu'humain, en tant que civilisation, qu'espece, que monde ?

publié dans : [ ecriture alcoolique ]
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