L’amour propre… Un certain orgueil est nécessaire à un bonne santé, à la vigueur, à l’individuation, à la vie… Cet orgueil ou reconnaissance de soi comme digne d’être me semble aussi favorable à une existence riche et singulière que l’amour porté envers d’autres hommes. Pourquoi ? Car je ne crois pas à cette dévaluation humble de soi, car je ne pense pas que l’on puisse affirmer son plaisir de vivre ni non plus se construire en rejetant ce que nous sommes. Cet amour propre, ce respect de soi poussé jusqu'à l’affection tendre de se sentir vivant n’est-il pas l’ingrédient indispensable d’une progression de l’individu vers sa liberté ; et par suite, de la collectivité avec qui il pourra lié librement des liens ? L’humilité comme valeur en soi est une armes despotique qui su faire ses preuve : la révolte est un acte d’amour de soi ! L’insoumission est un acte d’amour de l’homme ! L’insurrection est un espoir en l’avenir, et surtout, un amour du présent, un ardent désir de pouvoir aimer dignement sa vie, une volonté irrépressible de pouvoir jouir de son activité humaine !!  Le pire n’est pas vraiment que l’on nous manque de respect, que l’on nous exploite et l’on tente sans cesse de nous manipuler ; le pire ne consiste pas dans la violence Etatique croissante des Démocratie sécuritaire, mais réside dans le manque de respect envers nous même lorsque nous nous résignons a vivre à moitié mort, lorsque nous nous plions aux règles de notre[…]
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    Nos piètres personnages s’entortillent autour de nos consciences… Les roles que l’on se force à jouer nous rendent impersonnels à nous même : nous ne nous reconnaissont plus ; a dire juste, nous ne nous sommes jamais connu ni reconnu, mais nous nous sommes simplement identifier aux modèles que l’on nous poussait à imiter, modèles forgées par les différents sommets des différentes hierarchies complices, à l’image de bêtes si bien domestiqués qu’on les croiraient machines à les voir vivre, mieux : on croiraient que ces bêtes humaines prennent un certain plaisir à obeir, ressentent comme un repos ou un confort dans la soumission, l’irresponsabilité, l’infantillisme… Est-ce possible ? Comment est-ce possible ? Sont-ce par ces signes de satisfactions  dans l’avilissement et le rapetissement de soi que l’on doit aquerir la certitude d’un parcours manqué, d’une méconnaissance fondementale de soi, d’une « alienation normale »,  je veux dire : qui n’a jamais connu de resistance… Mais est-il possible de détourner l’élan de la conscience humaine ? Est-ce possible d’interrompre ou d’alienner la pulsion naturelle de l’homme à créer des liens subjectifs, singuliers et perpetuellement nouveau avec les autres, avec le monde en générale et avec soi ?     Peut-on y parvenir à force de superstitions et d’arrieres monde ? A force de mœurs, de[…]
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    A l’adaptation au monde du travail correspond l’adaptation non seulement aux règles cyniques de la compétition mais aussi aux modes d’évasions, de loisirs et de repos de la société marchande. Du moins, nous nous adaptons à la société de consommation et à ses idéaux en partie parce que nous tentons déjà de nous adapter à nos conditions de travail dans une société productiviste ; mais il est aussi vrai que nous nous adaptons à notre travail parce que nous acquiessons déjà la recherche d’un bonheur fondé sur l’apparence - donc l’arrogance – et sur la frénésie d’acquisition futile ou de consommations gourmandes – donc le caprice…      Et la publicité nous promet récompense, de même que nos gouvernements populaires… Et la publicité nous promet joie, sexe, sérénité, jeunesse, profits et plaisirs… Nous déchantons : soit que nous n’avons pas les moyens de réaliser ces fantasmes capricieux et inconsciemment assassins, soit que nous pouvons y succomber et s’apercevoir presque aussitôt de la persistance de notre insatisfaction, de notre vide, de notre désir insatiable d’exister. Ce désir peut s’étouffer jusqu'à perdre le chemin de la conscience, mais il ne pourra jamais être comblé de distractions et d’apparats non seulement éphémères mais surtout artificiels, construits, standardisés et déshumanisés par les objectifs rationnels de rentabilisations.
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    L’adaptation au rôle conditionné auquel nous à préparé la plus grande partie de notre environnement humain – et conséquemment mental – est donc adaptation à l’ennui, c'est-à-dire acceptation de notre inutilité, de notre inter-changeabilité, de la négation totale de notre valeur propre, et par suite de notre dignité individuelle… Mais c’est aussi tenter d’acquérir une valeur au sein du système de notre organisation criminelle, s’adapter c’est convenir des règles abjectes de nos hiérarchisations ubuesques : c’est accepter l’exclusion et la misère la plus insoutenable tout autant que la débauche de luxe la plus vaniteuse et puérile. S’adapter c’est donc préserver plus ou moins secrètement l’espoir de parvenir à faire partir des forts, des dominants. C’est non seulement consentir à l’idéologie ségrégaire et malthusienne de notre modernité, mais c’est aussi avoir la prétention ou la conscience de pouvoir profiter de ce système, de pouvoir jouir grâce à la souffrance de la plus ou moins grande majorité. Prétention stupide lorsque l’on fait partie de ceux que l’on délaisse et exhorte à plus d’efforts ; conscience psychopathe, pédante, infantile et maladivement égoïste lorsque l’on fait partie de ceux à qui l’on à toujours promis le succès, le confort, voire la gloire la fortune et le pouvoir qui en dépend…
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    La mécanisation de notre société est la tentative de nos auto-proclamés élites de rationaliser l’organisation sociale, ce qui implique le plus souvent le désir à peine dissimulé de réguler et de contrôler les comportements voire les pensées des individus – chose plus aisé lorsqu’on les agglutine en masses elles-mêmes agglutinées. Cette mécanisation est donc aussi mécanisation de nos activités, et donc certainement de nos pensées. Or cette machinisation de l’homme, que le premier enfant venu rejettera de toute sa force si la faim ne l’accable pas lui et sa famille, est aussi le principal facteur de notre ennui, c'est-à-dire de notre désespoir, de notre désoeuvrement et de notre lassitude. La réduction forcée de notre vitalité à la répétition d’un geste ou d’un calcul insensé pour nous qui le réalisons, et uniquement intéressé par la promesse d’une subsistance, d’un confort modeste ou d’un luxe facétieux, conduit tous les maillons de la grande chaîne à se penser comme telle, ce qui signifie ne plus se penser, ne plus se considérer comme individu libre et sociable, capable d’action et donc de révolte.     L’adaptation à nos conditions de vie est une névrose, certes communément partagée, mais néanmoins une névrose, une maladie mentale résultant comme la très grande majorité des dites maladies mentales non innées, de l’environnement social proche et général. En quelque sorte, une pandémie. Contagieuse, si[…]
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  Les gens beaux se regardent souvent dans un miroir, s’observant, ils sculptent les réflexes de leurs mimiques avantageuses… Les gens intelligents réfléchissent comme pour se faire réfléchir leurs intelligences, comme pour se l’a voir miroité quelque part face à soi.  Les croyants, lorsqu’ils s’auscultent ou se réfléchissent, ils observent leur croyance, croient tout d’abord en elle et de là la font croître.  Les flatteurs, biens sur, cherchent par leur médiocrité quelques réciprocités, quelques reflets de leur propre médiocrité, quelques signes hypocrites valorisant leurs existences, aussi vides que leurs compliments.  Les curieux en général sont peu souvent curieux des autres : ils préfèrent les assommer de leurs lubies, scrutant chez l’autre la manifestation de ses propres intérêts, voyant chez l’autre un moyen de refléter ses curiosités.  Les pédants, ah les orgueilleux pédant, qui ne l’ouvrent que pour la faire fermer, qui n’interviennent que pour interrompre, qui ne calculent qu’afin d’humilier ou de dominer, qui ne vivent que par une sorte de plaisir sadique, une fatuité qui se repose sur le mépris de l’autre et la méprise sur soi : ils contemplent dans le reflet de leurs misères l’illusion de leurs grandeurs…Les artistes … Les artistes projettent par gestes et visions les flux, courants, vents et tonnerres qui débordent le potentiel de communication actuel.   […]
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A l’homo-faber succède-t-il logiquement l’homo-consommateur ? Peut être n’avons-nous voulu fabriquer qu’afin de posséder, qu’afin de dominer ?.. Et lorsque nous nous donnions pour horizon de dominer la nature, ne pensions nous pas dès le départ y inclure l’homme ? Ces juifs et ces Chrétiens, mais aussi ces positivistes et ces faux scientifiques, et encore ces faux libéraux et faux humanistes, tous, en souhaitant dominer la nature, ne souhaitaient ils pas dominer aussi l’homme et ses instincts ? Ne désiraient-ils pas trouver le moyen de les soumettre totalement afin de « rallier et de régler » ces hommes ; ou bien de leur offrir une liberté si fictive qu’elle conduirait nécessairement – à quelques interventions près de la part des principaux intéressés - aux systèmes de dominations et de soumissions envisagés dès le départ ? C’est qu’ils ne comprennent pas, ces techniciens de la pensée et de l’humanité, que celles-ci ne se confondent pas avec les objets matériels que la science à coutume de scruter en tant que tel. Ils se persuadent de l’inégalité inné des hommes pour se croire plus à même de proposer un système définitif et efficace, répondant à l’intérêt général telle que leurs positions privilégiés le leur permet naturellement de comprendre. L’universalité accessible à toute conscience humaine éduquée… Loin de tirer de cette idée la nécessité d’un savoir universellement partagé, ils considèrent plus simple de partager les taches, et ainsi[…]
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Mais ces publicitaires, qui scrutent nos pulsions pour mieux nous contraindre à n’exister qu’à travers le filtre de notre médiocrité collectivement réglée afin de dissensions et d’oppositions ?! mais ces publicitaires qui fourvoient l’art dans son développement le plus contemporain et le plus prometteur, la vidéo sonorisée, vers les fin les plus utilitariste et débile de notre développement, la bidulisation de nos plaisirs… Mais ces publicitaires, comment leurs reconnaître l’innocence ? Tout comme la plupart de ces investisseurs et de ces marchands !! S’ils sont victimes eux aussi, comment ne pourraient ils l’être sinon consciemment ? N’est ce pas eux qui fabriquent nos illusions à partir de nos désillusions ? N’est ce pas eux qui savent et veulent réduire l’homme à la machine homanoido-obsessifs qu’ils sont devenus ? N’est ce pas eux qui nous poussent vers l’abyme qu’ils survolent plus ou moins ?  Non seulement ils semblent savoir que la vie n’a pas de sens intrinsèque, mais en plus ils semblent comprendre que le sens qu’ils lui imposent est fictif, dérisoire, accessoire, et finalement encombrant, perturbant, déstructurant, destructeur… Ils sont victimes, car ils sont suicidaires, car ils s’autodétruisent en s’acharnant à détruire l’autre par une factice domination.  La tendance à vouloir mourir, la tendance à accepter la fin, l’assèchement, le rien,  voila un critère de vitalité, ou plutôt de non vitalité. Ainsi, celui qui[…]
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Et les victimes dans tout ça !? Pourquoi faut il pleurer les bourreaux ? Pourquoi s’attarder ou s’attendrir sur leurs sorts ? S’ils profitent du système, ne sont ils pas nécessairement coupables ?! C’est aux victimes qu’il faut songer, c’est pour elles et avec elles qu’il faut se battre, n’est-ce pas !?  Certes, et c’est pour les victimes qu’il faut comprendre les coupables, et c’est parce que nous ne pouvons rester binaire que nous réfléchissons la culpabilité des coupables. De même que je m’interroge sur la culpabilité de celui qui vole ou s’insurge violemment et bêtement contre ce qui l’entoure et l’oppresse, il faut s’interroger sur la culpabilité de celui qui participe activement au système de domination et d’exploitation de la majeure partie de l’humanité. Plus : c’est pour l’émancipation des victimes, leurs réelles émancipations, que je mets en avant la position inconsidérée du bourreau, son statut d’enfant soldat -pour faire une comparaison risquée mais parlante-  car pour que la victime s’émancipe réellement il ne faut jamais qu’elle ne devienne coupable. Clarifions : il est nécessaire pour les plus dominés de comprendre la domination que produit le système y compris sur leurs supérieurs les plus gradés, non pour leur pardonner, mais pour parvenir à s’émanciper à la fois des dominateurs et du système de domination. Répétons : l’émancipation réelle n’est possible que si elle est considérée dans toutes ces dimensions,[…]
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Tous serviteurs, tous asservis à un système. Tous ? mais en quel sens ? Car il y en à bien qui y profitent, de ce système !? Car il y en à bien qui l’ont conçu, qui l’ont construit et concrétisé, qui le maintiennent et le perfectionnent !? En quoi sont ils serviles, si ce n’est qu’a leur propres intérêts ? Ahah, C’est juste qu’ils jugent fort mal leurs intérêts ! ou plutôt qu’ils ne le jugent pas du tout et se le sont fait dicter par leurs parents, professeurs et supérieurs en tous genres, et c’est donc le plus souvent par discipline qu’ils perçoivent leur bonheur là où on le leur à figuré. Tous serviles envers les mêmes ombres… Mais qui sont les marionnettistes ? Mais qui nous avait plongé dans la caverne ? Il n’y a pas de marionnettistes, c’est les ombres de tous que l’on contemple… Les sophistes sont convaincus, même de leur cynisme, même de leur subjectivisme et de leur relativisme, même de la contradiction. Ces « tueurs de merveilleux » qui voient le trésor dans son absence, qui raisonnent sans croire fonder la raison, qui détruisent sans raison et se servent en ignorant les raisons de leurs instincts associaux. C’est qu’ils se figurent supérieurs, ils s’imaginent fulgurants en professant le néant de notre intellect, ou plutôt sa vanité. Nous sommes vains, certes le plus souvent, mais il n’y a ni issue ni satisfaction à admettre et user de notre vanité avec arrogance.  Et c’est parce qu’ils ne seront jamais satisfait, eux non[…]
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